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L'affaire Coffin: un doute qui persiste

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L'affaire Coffin: un doute qui persiste

Message par René Arbour le Ven 25 Oct 2013, 04:47

Un demi-siècle plus tard - L'affaire Coffin: un doute qui persiste
Pascal Alain - Historien 10 février 2006
C'est dans la nuit du 9 au 10 février 1956 — il y a donc 50 ans aujourd'hui —, dans une cellule de la prison de Bordeaux, que le vide s'est fait sous les pieds de Wilbert Coffin. Pendu jusqu'à ce que mort s'ensuive pour le décès de trois chasseurs américains, Coffin a clamé son innocence jusqu'à son dernier souffle. Sans le savoir, le Gaspésien allait devenir plus indésirable mort que vivant puisque l'affaire Coffin n'a pas tardé à s'inscrire dans les causes les plus célèbres et les plus controversées de notre histoire judiciaire.

Le 6 juin 1953, Eugene Lindsay quitte la Pennsylvanie en compagnie de son fils et d'un ami de la famille pour chasser l'ours. Le 9, ils se trouvent en pleine forêt, à 60 kilomètres de Gaspé. C'est à ce moment qu'entre en scène Coffin. Wilbert Coffin est un prospecteur minier âgé de 40 ans. Vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, loyaliste d'origine et de foi protestante, il se rend régulièrement à Montréal pour y voir Marion Pétrie, sa maîtresse, avec qui il a eu un fils. Dans un Québec gouverné par Duplessis et où la religion catholique se fait envahissante, Coffin deviendra le coupable idéal.

Le 10 juin au matin, Coffin se rend prospecter dans la forêt gaspésienne. Il rencontre trois Américains dans l'embarras, la cause étant la panne soudaine de leur véhicule. Coffin propose d'emmener le jeune Lindsay à Gaspé pour qu'il se procure une pompe à essence. C'est la dernière fois que des gens de Gaspé voient un des chasseurs américains en vie.

Sans nouvelles depuis leur départ, les proches des chasseurs alertent la police. Le 10 juillet, la camionnette est repérée. Le corps d'Eugene Lindsay est retrouvé peu après dans un état lamentable. Décidément, la partie de chasse a mal tourné. Entre-temps, soit le 13 juin, Coffin a pris la direction de Montréal pour ne revenir que le 19 juillet.

De retour à Gaspé, la police l'interroge, sachant qu'il a été vu en compagnie du jeune Lindsay. Coffin livre sa version des faits, puis se joint aux chercheurs afin de retrouver la trace des autres disparus, qui seront découverts dans un état semblable le 23 juillet. Attaque en règle de bêtes sauvages ou assassinat? L'enquête du coroner Lionel Rioux conclut que des trous ont été percés par un projectile d'arme à feu. Appelé à témoigner, Coffin répète ce qu'on sait déjà. Au mois d'août, faute d'avoir d'autres suspects, Coffin est arrêté.

Un procès à la Kafka

Le 6 juillet 1954, tous les regards sont rivés sur le palais de justice de Percé. Les preuves circonstancielles pleuvent de toute part et la corde se resserre rapidement autour du cou du Gaspésien. Le voyage de Coffin à Montréal est scruté à la loupe. La veille de son départ, on découvre qu'il rembourse plusieurs vieilles dettes et qu'il paie des tournées à l'hôtel en montrant un couteau de chasse qu'un chasseur américain lui aurait donné pour services rendus. En route pour Montréal, en état d'ébriété, il effectue plusieurs sorties de route. Coffin paie les dédommagements en dollars américains qui, précisons-le, circulaient librement en Gaspésie à cette époque. Arrivé à destination, il passe dix jours chez Marion Pétrie, qu'il fréquente depuis huit ans. Il a en sa possession quelques objets appartenant aux victimes, dont la pompe à essence. Ce sera suffisant pour condamner Coffin à la potence.

En l'absence de meilleures preuves, la Couronne tente de convaincre le jury que Coffin a volé et, par conséquent, fort probablement assassiné les chasseurs. Cependant, personne n'a été témoin du meurtre et la police n'a soutiré aucune confession pouvant incriminer l'accusé.

Le procès est truffé d'irrégularités de toute sorte. L'attitude de Raymond Maher, l'avocat de la défense, est étrange puisqu'il refuse de faire témoigner son client. Il prétend que c'est à la Couronne de démontrer hors de tout doute raisonnable que Coffin est coupable.

Trente minutes suffiront pour que le jury rende son verdict de culpabilité. La sentence de mort est prononcée par le juge Gérard Lacroix le 6 août 1954. Désespéré, Coffin s'évade de prison, se rend quelques heures après pour en arriver à signer une déclaration assermentée afin d'intenter l'ouverture d'un nouveau procès, mais en vain. Coffin ne peut éviter l'échafaud qui l'attendra le matin du 10 février 1956.

L'effet Hébert

Les mois suivants la mort de Coffin, le journaliste Jacques Hébert multiplie les articles dans les journaux, dénonçant les conditions dans lesquelles s'est déroulé le procès, en plus de publier, en 1958, le livre Coffin était innocent. En 1963, Hébert persiste et publie J'accuse les assassins de Coffin, qui aura l'effet d'une bombe. L'auteur y dénonce tous ceux qui ont participé à la perte de Coffin: Maurice Duplessis, les procureurs de la Couronne Noël Dorion, Paul Miquelon et Georges-Étienne Blanchard ainsi que les policiers Alphonse Matte et Jean-Charles Van Houtte.

«Je réclamais une enquête royale. Les seuls du gouvernement Lesage qui étaient favorables m'ont été mentionnés par Pierre Laporte. C'était Paul Gérin-Lajoie, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, René Lévesque et quelques autres que j'ai oubliés. Puis, Lesage a fait demander à la police un rapport sur l'affaire Coffin. Étant donné que j'en étais rendu à mon deuxième livre et à une cinquantaine d'articles publiés, la police s'était préparée à sa propre défense», me révélera Jacques Hébert lors d'une entrevue réalisée à l'hiver 2004.

La commission Brossard

La commission royale d'enquête présidée par le juge Roger Brossard s'ouvre le 8 janvier 1964 et prévoit enquêter «sur les agissements des officiers, des agents de police et de toute autre personne ayant participé directement ou indirectement à la préparation et à l'exposé de la preuve qui a servi dans toutes les procédures qui ont abouti à l'exécution de Wilbert Coffin». Le premier ministre Lesage précise que «les investigations pourront s'étendre à tout le terrain dont Jacques Hébert parle dans son livre». Une telle démarche crée évidemment un précédent dans l'histoire judiciaire du Québec.

Dès la première journée, le juge Brossard s'exprime en ces mots: «Les trois quarts de ce qui a été dit aujourd'hui consiste pour le moment en ouï-dire. Je prends pour acquis que des témoins viendront plus tard corroborer ou contredire les affirmations de M. Hébert.» La commission tient 144 séances publiques, entend 214 témoins, produit 436 pièces à conviction et suscite l'ouverture de plus de 60 enquêtes.

Au bout de huit mois d'enquête, le juge Brossard tranche: «L'ensemble de la preuve soumise tend à confirmer et non à contredire le verdict d'un jury qui, il y a dix ans, déclarait Wilbert Coffin coupable de meurtre. Les accusations venimeuses portées par l'écrivain Jacques Hébert contre des personnes en autorité étaient pour la plupart sans fondement.»

Quel souvenir reste-t-il dans la mémoire de Jacques Hébert? «Le procès de Coffin est devenu un procès contre moi. Ceux que j'accusais d'être les assassins de Coffin parce qu'ils ont mal fait leur travail sont devenus les enquêteurs de la commission royale d'enquête. Ça dépassait les bornes!»

Quelques mois après la publication des conclusions de la commission Brossard, une accusation pour diffamation est lancée contre Jacques Hébert, qui sera condamné à un mois de prison et à une amende de 3000 $. Un certain Pierre Trudeau se portera à la défense de Jacques Hébert, qui sera libéré après trois jours de réclusion. L'affaire Coffin s'éteint dans le public, mais non dans la conscience de Jacques Hébert.

Coupable ou non coupable?

L'édition du quotidien Le Soleil du 2 août 2004 révèle que le coroner Lionel Rioux, aujourd'hui âgé de 88 ans, se range du côté des modérés. Il croit que Coffin a été témoin de la mort des chasseurs américains mais qu'il n'a pas pu abattre seul trois hommes bien armés. Lors de sa visite des lieux, qui remonte à plus de 50 ans, Rioux a conclu que les chasseurs américains ont été tués à la suite d'une «chicane de gars chauds» qui s'est mal terminée. «Dans le campement de Lindsay, j'ai vu des traces de grosses batailles [...]», mentionnera-t-il au Soleil.

Selon Rioux, qui en passant n'a jamais été appelé à la barre lors du procès, le principal suspect dans cette affaire est William Baker, un ami proche de Coffin. Fait inusité, Baker est mort 17 jours après l'exécution de Coffin. On diagnostique une crise cardiaque, mais Rioux, absent du pays, n'y croit pas: «Je suis persuadé que cet homme s'est empoisonné, qu'il s'est suicidé parce qu'il ne pouvait vivre avec les remords liés au décès de Coffin.» On a refusé d'exhumer le corps et de pratiquer une autopsie.

Cinquante ans après l'exécution de Coffin, le doute persiste. Quant aux proches de Coffin, ils souligneront les 50 ans de son départ à la petite église de York Center, tout près de Gaspé, où est inhumé le corps du prospecteur.

Soure : http://www.ledevoir.com/non-classe/101667/un-demi-siecle-plus-tard-l-affaire-coffin-un-doute-qui-persiste




Wilbert CoffinPhotothèque La Presse

Louis-Guy Lemieux
Le Soleil
(Québec) Les historiens contemporains considèrent cette histoire comme l'une des affaires judiciaires les plus célèbres au Québec. Elle aura joué un rôle majeur dans l'évolution des mentalités devant conduire à l'abolition de la peine de mort au Canada.

Le 6 septembre 1955, soit une année après sa condamnation à mort au palais de justice de Percé et cinq mois avant sa pendaison, à la prison de Bordeaux, Wilbert Coffin s'évade de la prison des Plaines. Sa cavale dans les rues de Québec n'aura duré que quelques heures. Il se rend peu de temps après à la police locale. Le condamné à mort voulait, par cette action d'éclat, attirer l'attention de l'opinion et clamer son innocence.

Pour mieux comprendre cette affaire Coffin, il faut remonter au milieu du mois de juillet 1953. La famille d'un certain Eugene Lindsay, un homme d'affaires de la Pennsylvanie, alerte la police. M. Lyndsay, son fils et un ami sont partis, il y a un mois déjà, à la chasse à l'ours dans la région de Gaspé. La famille est sans nouvelles depuis.

Les corps des trois chasseurs sont retrouvés quelques jours plus tard dans un état lamentable. Ils ont été démembrés vraisemblablement par les ours. Ils ont aussi été transpercés par des projectiles d'armes à feu.


La nouvelle de ce qui semble un triple meurtre fait beaucoup de bruit dans les médias canadiens et américains. Le tourisme en Gaspésie est une activité économique importante. Les chasseurs et les pêcheurs américains ont adopté le territoire. Les autorités veulent trouver rapidement un ou des coupables.

Pas de chance pour Wilbert Coffin, un prospecteur local. Il a été vu le 10 juin, à Gaspé même, avec le fils Lyndsay, pour acheter une pompe à essence. C'est la dernière fois que les gens de Gaspé voient un des chasseurs américains en vie.

Après avoir aidé les Lyndsay à réparer leur véhicule, Coffin dira plus tard qu'il s'était rendu à Montréal pour aller retrouver sa maîtresse, Marion Pétrie, la mère de son fils. Le problème, c'est qu'il a en sa possession des objets personnels des Lyndsay. Avant de quitter Percé pour Montréal, Coffin a pris un coup solide dans un bar de Percé et il a payé la traite à tout le monde. Il a payé avec de l'argent américain. La corde se resserre autour du cou de Wilbert Coffin.

Le procès de Percé sera pourtant truffé d'irrégularités. Les preuves sont circonstancielles. En Gaspésie, l'argent américain coule à flot. Aucun témoin ne peut apporter des preuves concrètes de la culpabilité de l'accusé. Le propre avocat de Coffin, Raymond Maher, choisit de ne pas faire témoigner son client, ce qui sera sujet à interrogations par la suite. L'accusé aura le temps de révéler avant d'être pendu qu'il avait volé des objets aux chasseurs américains, mais qu'il ne leur a pas pris leur argent ni leur vie.

Depuis ce temps, Coffin a trouvé de nombreux défenseurs : le journaliste Jacques Hébert publie, en 1963, le livre J'accuse les assassins de Coffin. Son livre a l'effet d'une bombe. Il accuse tout le système judiciaire, et jusqu'au premier ministre Duplessis, d'avoir organisé la perte de Coffin. Le gouvernement Lesage demandera au juge Brossard de faire la lumière sur les accusations de Jacques Hébert. En 1964, la commission Brossard confirmera le jugement sur la culpabilité de Coffin. Le journaliste et pamphlétaire sera condamné à un mois de prison, à la même prison des Plaines. Défendu par un certain Pierre Trudeau, il fera trois jours en dedans.

La famille de Wilbert Coffin et ses proches continuent de clamer son innocence. En 2006, ils ont souligné les 50 ans de son exécution dans la petite église protestante de York Center, près de Gaspé, où est inhumé le corps du prospecteur.

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Re: L'affaire Coffin: un doute qui persiste

Message par René Arbour le Ven 25 Oct 2013, 04:47

Affaire Coffin: nouveaux éléments troublants
Partager.Courriel Twitter Facebook Messenger LinkedIn Google Delicious Ping Reddit Selon The Gazette, un ancien résident de Barachois serait l'auteur des meurtres pour lesquels Wilbert Coffin a été pendu. Lors d'une brève entrevue, Micheline Cabot a confirmé que son frère lui avait raconté que son père était le véritable assassin.

Le quotidien The Gazette recueille le témoignage de la fille de celui qui pourrait être le véritable assassin des meurtres pour lesquels le prospecteur minier Wilbert Coffin a été pendu.

Philippe Cabot, aujourd'hui décédé, aurait heurté un des trois chasseurs américains avec son véhicule et aurait abattu les deux autres avec une arme à feu. Le vol serait le mobile du crime commis sous les yeux de son jeune fils, Jean-Gabriel, alors âgé de huit ans.

Ce dernier, décédé en mai dernier, aurait raconté l'histoire à ses deux soeurs en octobre 1991. À l'époque, un des gendres de Philippe Cabot avait dans une lettre tenté d'alerter les autorités. Cette lettre aurait été remise au Groupe de révision des condamnations criminelles en 1999.

Une histoire complexe

Wilbert Coffin a été reconnu coupable des meurtres de trois chasseurs américains, Eugène Lindsay, son fils Richard et un ami de la famille, Frederick Claar, en juin 1953. Coffin, qui a toujours clamé son innocence, a été pendu en février 1956.

Les preuves circonstantielles réunies pour condamner Wilbert Coffin, certaines irrégularités survenues lors du procès ont toujours laissé planer un doute sur la culpabilité du prospecteur. Plusieurs Gaspésiens ont longtemps cru que l'homme avait servi de bouc émissaire afin de protéger l'industrie touristique de la région.

Le sénateur retraité Jacques Hébert, qui a écrit deux ouvrages sur l'affaire Coffin, rappelle qu'il a toujours exprimé des doutes sur l'enquête qui a mené à l'accusation de Coffin. « Tout était planifié pour que Coffin soit condamné. Tout ce qui menait à d'autres que Coffin, des pistes ou d'autres témoins, tout cela était éliminé presque automatiquement. C'était clair et net qu'ils avaient jeté leur dévolu sur Coffin et qu'ils ne cherchaient rien d'autre », raconte le sénateur.

Ce dernier espère que ces derniers développements permettront de réhabiliter Wilbert Coffin.

Verdict en révision

James Coffin, Marie Stewart Coffin et le député bloquiste, Raynald Blais. Ce dernier a soutenu la famille dans ses démarches pour obtenir une révision du dossier. (archives) La famille de Wilbert Coffin, qui serait au courant depuis plusieurs années de l'histoire racontée à ses soeurs par Jean-Gabriel Cabot, espère que les nouveaux aveux des membres de la famille permettront d'accélérer le processus de révision de l'affaire.

Cet automne, le Groupe de révision des condamnations criminelles du ministère fédéral de la Justice a accepté de rouvrir le dossier. Cette décision soulage la famille de Wilbert Coffin.

Marie Coffin, la soeur du disparu, est plus que jamais convaincue de l'innocence de son frère. « Il faut que l'injustice soit corrigée », affirme-t-elle. Les proches du prospecteur gaspésien souhaitent maintenant que le nom de Coffin soit enfin blanchi

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Re: L'affaire Coffin: un doute qui persiste

Message par René Arbour le Ven 25 Oct 2013, 04:48

Le mystère Coffin -


Wilbert Coffin

En 1956, le Gaspésien Wilbert Coffin est pendu pour le meurtre de trois touristes américains. Bien des gens ont dit qu’il n’était pas vraiment coupable. Des chansons et des livres ont été écrits sur le sujet. Il y a même eu une commission d’enquête dans les années 60. Jean-Claude Labrecque en a fait un film en 1980, L’affaire Coffin. Aujourd’hui, cette histoire refait surface. Une équipe d’Enjeux se plonge dans les procédures judiciaires qui ont conduit à la pendaison du Gaspésien. Nous avons consulté des montagnes de documents. Nous y avons découvert des faits et des personnages méconnus, qui donnent un éclairage nouveau sur le mystère Coffin. Nous avons aussi rencontré plusieurs personnes qui ont joué un rôle dans cette affaire.

Un rappel des faits

Les chasseurs américains

Le 10 juin 1953, trois chasseurs américains, Eugène Lindsay, son fils Richard et un ami de ce dernier, Frédérick Claar, tombent en panne avec leur camionnette dans la forêt gaspésienne. Ce même jour, Wilbert Coffin quitte Gaspé pour se rendre à sa concession minière. Il croise les touristes en panne. Il se rend à Gaspé avec un des chasseurs pour acheter une pompe à essence, et les deux hommes retournent dans la forêt. Deux jours plus tard, Wilbert Coffin quitte Gaspé pour rejoindre sa compagne, Marion Petrie, et son fils, James, à Montréal. Tout le long du chemin, il dépense beaucoup d’argent, se saoule et prend plusieurs fois le fossé. Le 10 juillet 1953, on découvre la camionnette des touristes américains dans la forêt. Quelques jours plus tard, on trouve leurs cadavres. À Montréal, la police cherche Coffin. Dans sa déposition, Marion Petrie déclare que son conjoint est arrivé de Gaspé en état d’ébriété, et qu’il avait en sa possession de nombreux objets appartenant aux chasseurs. La police en récupère d’ailleurs dans l’appartement de Petrie. Elle soutient que Wilbert lui aurait dit que les trois chasseurs étaient seuls dans la forêt quand il les a quittés. Le 10 août, Wilbert Coffin est arrêté.


Ce n’est que le début de longues procédures judiciaires. Il y a l’enquête du coroner, suivie de l’enquête préliminaire. Vient ensuite le procès, l’été suivant, à Percé. Wilbert Coffin fait face à un juré mixte, composé de six anglophones et six francophones. La Couronne fait entendre 80 témoins. La défense essaie, en vain, d’empêcher le témoignage compromettant de Marion Petrie. Après 15 jours de procès et une demi-heure de délibérations, les jurés rendent leur verdict: coupable. En juillet 1955, la Cour d’appel confirme le verdict du jury de Percé. En septembre, la Cour suprême refuse d’entendre l’appel. Mais à la demande du gouvernement canadien, les juges du plus haut tribunal au pays donnent leur avis sur cette cause. Cinq des sept magistrats auraient confirmé le verdict de culpabilité. Le 10 février 1956, Wilbert Coffin est pendu à la prison de Bordeaux, quatre ans avant l’abolition de la peine capitale.

Était-il vraiment coupable?

Deux mois avant sa pendaison, Wilbert Coffin donnait sa version des faits dans une déclaration de 16 pages. Il y admet avoir volé plusieurs objets des chasseurs. Il nie avoir volé l’argent et avoir tué les Américains. Il affirme avoir vu deux autres hommes en jeep, des Américains, discuter avec les Lindsay.

Au début des années 60, l’affaire Coffin revient sur le tapis, notamment grâce à Jacques Hébert, qui a écrit un deuxième livre sur le sujet: J’accuse les assassins de Coffin. Les médias en parlent. Le gouvernement libéral de Jean Lesage réagit à toutes ces attaques contre l’appareil judiciaire au temps de Duplessis, et ouvre une enquête. La commission Brossard entend 214 témoins et dure 67 jours. Elle conclut au bien-fondé du verdict de culpabilité prononcé contre Wilbert Coffin.

L’affaire refait surface


Micheline Cabot

Il y a un nouveau rebondissement dans cette affaire en novembre 2006. Le journal The Gazette montre du doigt un homme qui serait le vrai coupable: Philippe Cabot, de Barachois, en Gaspésie, mort en 1998. Nous avons rencontré sa fille, Micheline Cabot. Elle nous raconte qu’en 1991, elle était avec sa jeune sœur et son frère, Gabriel. Ce dernier aurait alors dit que c’était leur père qui avait tué les trois chasseurs américains. Gabriel est mort en 2006, sans avoir révélé son secret à la police. Pour l’instant, toute cette histoire est du ouï-dire et elle est non recevable en cour.

La sœur et le fils de Wilbert Coffin, Marie et James, se sont unis pour réhabiliter la mémoire de leur proche. La famille Coffin vend des calendriers et fait signer une pétition à Gaspé. L’argent recueilli est remis à l’Association in Defense of Wrongly Convicted (AIDWIC). La famille Coffin a demandé l’aide de cet organisme basé à Toronto. L’avocate Élizabeth Widner, de l’AIDWIC, explique que son association a un défi de taille: prouver que des erreurs graves ont été commises dans le déroulement du procès. L’association a déjà trouvé de nouveaux témoins à Gaspé.


James Coffin

La famille Coffin a aussi un appui politique, le député bloquiste Raynald Blais. Le combat pour la réhabilitation de Coffin se livre notamment à Ottawa. Une demande pour revoir la cause Coffin a été soumise au comité de révision des condamnations criminelles du ministère de la Justice. Ce comité doit déterminer s’il y a matière à rouvrir une enquête.







[Un reportage de Solveig Miller et Jean-Louis Boudou]

[Deuxième partie]

[Troisième partie]

[Quatrième partie]


http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_14522.shtml#

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Re: L'affaire Coffin: un doute qui persiste

Message par René Arbour le Ven 25 Oct 2013, 04:48


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Re: L'affaire Coffin: un doute qui persiste

Message par René Arbour le Ven 25 Oct 2013, 04:48

Le Soleil > Actualités > Justice et faits divers >

Affaire Coffin: les témoignages à huis clos demeureront secrets jusqu'en 2064 |
Publié le 04 février 2009 à 15h46
Mis à jour le 04 février 2009 à 21h04


Affaire Coffin: les témoignages à huis clos demeureront secrets jusqu'en 2064

«Je suis allé jusqu'au bout du processus judiciaire», dit Me Fortin qui tente de faire la lumière sur l'affaire Coffin.

Photothèque Le Soleil
Romain Pelletier, collaboration spéciale
Le Soleil


(Matane) L'avocat à la retraite et chercheur Clément Fortin ne pourra finalement pas lire les transcriptions sténographiques des témoignages entendus à huis clos en 1964 devant la commission Brossard dans l'affaire Wilbert Coffin, ce prospecteur minier pendu en 1956 pour le meurtre de trois chasseurs américains en 1953 en Gaspésie.
À moins d'un revirement de la situation ou d'un changement dans la loi, voire de son interprétation, il ne pourra pas consulter de son vivant ces documents tenus secrets, puisqu'ils ne pourront être rendus publics qu'en 2064, soit 100 ans après la date de leur création.

Le juge Martin Hébert, de la Cour du Québec, vient d'infirmer la décision de la Commission d'accès à l'information du Québec rendue le 10 décembre 2007. Celle-ci avait autorisé Me Fortin à consulter les quelques centaines de pages du fonds de la Commission royale d'enquête sur l'affaire Coffin présidée par le juge Roger Brossard.

Selon le juge Hébert, la Commission d'accès à l'information a erré dans l'interprétation d'un article de la loi et a excédé sa compétence en autorisant l'accès à des témoignages rendus à huis clos devant la commission Brossard.


Toutefois, le magistrat estime que le débat soulevé par Me Fortin traite d'une question rarement abordée par la jurisprudence et fort légitime dans la mesure où elle est motivée à des fins de recherche. Dans cette perspective, il ne lui est pas paru opportun de le condamner au paiement des frais judiciaires.

Trop beau pour être vrai!

«Je suis allé jusqu'au bout du processus judiciaire», dit Me Fortin, qui tente de faire la lumière sur l'affaire Coffin. «La balle est maintenant dans le camp du législateur. Il doit rédiger des lois que ses fonctionnaires comprennent et veillent bien à les appliquer. Les juges doivent aussi les interpréter de façon à respecter le but poursuivi par le législateur.»

Quand la Commission d'accès à l'information l'a autorisé à consulter les témoignages, Me Fortin a estimé que «c'était trop beau pour être vrai!» Comme de fait, la Bibliothèque nationale et les Archives nationales du Québec ont interjeté appel de cette décision devant la Cour du Québec.

Il s'est d'ailleurs dit stupéfait de cette position, d'autant plus qu'il ne s'attendait pas à trouver de révélations fracassantes dans les témoignages livrés à huis clos, compte tenu de ce qu'il a déjà lu «entre les lignes» dans les documents publics.

Passionné d'histoire, Me Fortin a entre autres publié le docu-roman L'affaire Coffin : une supercherie dans lequel il affirme que le jury ne s'était pas trompé en envoyant Wilbert Coffin à la potence. Depuis 2007, il est l'auteur d'un blogue en préparation du deuxième tome de l'affaire Coffin. Clément Fortin a exercé en cabinet privé, a été professeur à l'Université de Sherbrooke et a dirigé l'École du barreau et la formation permanente des avocats.
source : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/200902/04/01-824191-affaire-coffin-les-temoignages-a-huis-clos-demeureront-secrets-jusquen-2064.php

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