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Les cloches à MICHAUX

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Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Mer 14 Aoû 2013, 23:54

Arrow Arrow   Transciption de la recherche sur les cloches à Michaux  de l'ancien forum

dixpeny
A mon voyage dans les Rocheuses, j'ai trouve quelque chose de vraiment unique.
Nous sommes alles a un mariage a Bellevue, Alberta.
Apres la ceremonie, nous avons pris des photos des maries. C'est la que j'ai vu cett tres belle cloche.
Donc, j'ai recherche la provenace de la cloche et voici ce que j'ai trouve:

MAGNIFIQUE!! INCROYABLE ARCHITECTURE!! De tres jolies photos et beaucoup de lecture.
Je suis certain que plusieurs d'entre vous seront ravis!
http://tchorski.morkitu.org/1/lln.htm

http://tchorski.morkitu.org/1/liege-10.htm




Cette Cloche provient de Belgiquec
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Marcel
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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:10

@Doyen a écrit: Bravo Ti-Marcel, tu l,a eu, plus rien ne cloche
En passant, merci de nous faire connaitre ces belles cloches.

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:10

Voici les carillons touristiques de Rivière-du-Loup dans le Bas-St-Laurent

http://www.carillons-touristique.com/

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:11

Les cloches


Les cloches en Nouvelle France

G ‘est la soeur Marguerite Bourgeoys qui nous révèle qu’en Nouvelle France français on fondait des cloches au Canada.

M. Noël Fauteux cite la note suivante tirée des “Récits'’ de Marguerite Bourgeoys: « La cloche de l’église de Bonsecours (à Montréal) a été fondue à Québec. Monsieur Souart a payé la façon; la fonte est d’une petite cloche cassée et d’un canon cassé que j’avais obtenu de M. de Maisonneuve. Elle pèse quelque peu moins de cent livres. »
Cette note de Marguerite Bourgeoys date de 1658 ou peu après. Elle ne nous dit. pas cependant le nom du fondeur québécois qui fabriqua la cloche de Notre-Dame de Bonsecours.

Mais Mgr Amédée Gosselin nous apprend qu’en 1664 Jean Hamonnet ou Amounet, avec l’aide du serrurier Charles Philippeau, coula les trois cloches de l’église paroissiale de Québec qui furent bénies peu après par Mgr de Laval. Le cuivre, l’étain, etc., qui servirent à la fabrication de ces petites cloches avaient été recueillis chez les particuliers.

Mgr Gosselin nous dit même le prix payé à MM. Hamounet et Philippeau: trois cents livres. Ces cloches devaient être fort petites si on en juge par le prix payé aux fondeurs. Hamounet dut retourner en France car on perd ses traces peu après. Hamounet n’aurait-il pas été le fondeur de la petite cloche commandée par la Soeur Bourgeoys?

Mgr Amédée Gosselin signale trois autres fondeurs de cloches du régime français, Pierre Latour, René Chevalier et Étienne Simoneau tous trois établis à Beauport. En 1713, le maître fondeur Latour coula quatre cloches, la première pour l’église de Boucherville, la deuxième pour la chapelle Notre-Dame de Bonsecours de Montréal, la troisième pour la chapelle de la mission de Saint-François et la quatrième pour l’église de Saint-Nicolas.

Trois ans plus tard, en 1716, le même Latour coula une cloche de 1800 livres pour l’église cathédrale de Québec. René Chevalier, lui, répara ou refondit, en 1746, la cloche brisée de l’église du Cap-Santé. Quelques années plus lard, le même Chevalier rendit un semblable service à l’église de Saint-Augustin de Portneuf. Il répara une cloche brisée et il reçut pour ses services une somme de 590 livres. Cette somme comprenait l’achat du matériel nécessaire à la réparation. Enfin, c’est Étienne Simoneau qui, eu 1757, fabriqua une cloche destinée à l’église de Beauport

Source : http://grandquebec.com/misteres-du-quebec/cloches/

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:11


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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:14

Heritage ValueLa valeur patrimoniale de la cloche Marguerite-Michel repose sur son intérêt historique. L'instrument constitue un témoin des rébellions de 1837 et 1838 et de la bataille de Saint-Denis. En novembre 1837, la crise amorcée après le refus des revendications du parti patriote par la Grande-Bretagne prend de l'ampleur, alors que le gouvernement colonial émet des mandats d'arrestation contre 26 chefs patriotes, qui fuient Montréal. Wolfred Nelson (1791-1863), Louis-Joseph Papineau (1786-1871) et Edmund Bailey O'Callaghan (1797-1880) se réfugient à Saint-Denis. Les autorités envoient l'armée pour prendre ce village ainsi que Saint-Charles, considérés comme les places fortes des patriotes. Le lieutenant-colonel Charles Stephen Gore (1793-1869) dirige la brigade devant s'emparer de Saint-Denis par surprise, à l'aube du 23 novembre. Nelson, à la tête des patriotes de la localité, est prévenu des intentions de Gore à la suite de la capture d'un officier britannique. Il s'empresse d'aller reconnaître l'importance du contingent ennemi, fait détruire les ponts pour ralentir l'armée et ordonne de sonner le tocsin pour rassembler les habitants. Malgré l'interdiction du curé François-Xavier Demers (1791-1862), le bedeau Édouard Lussier et quelques autres auraient alors utilisé la cloche Marguerite-Michel pour sonner l'alarme. Les soldats britanniques arrivent épuisés par le mauvais temps et la longue marche. La bataille tourne à l'avantage des patriotes, qui bénéficient de l'effet de surprise et de meilleures positions dans des bâtiments en pierre. Les villageois et les agriculteurs, pourtant mal armés, forcent Gore et ses troupes à retraiter, après six heures de combat. La cloche Marguerite-Michel est donc un symbole de la bataille de Saint-Denis, seule victoire patriote au cours des rébellions de 1837 et 1838.



La valeur patrimoniale de la cloche Marguerite-Michel repose également sur son association avec la Whitechapel Bell Foundry de Londres, où elle a été fondue. Établie en 1570, cette fonderie de cloches est l'une des plus anciennes encore existantes dans le monde. Les instruments qui y ont été réalisés ont été exportés dès le milieu du XVIIIe siècle, notamment en Russie et aux États-Unis. Plusieurs cloches célèbres en sont issues, dont la Liberty Bell de Philadelphie (1752) et le Big Ben (1858) de la tour de l'Horloge du palais de Westminster, à Londres. De nombreuses églises québécoises sont dotées de cloches provenant de cette fabrique, dont la cathédrale Holy Trinity à Québec ainsi que la basilique Notre-Dame de Montréal. La cloche Marguerite-Michel porte l'inscription « Thomas Mears of London Fecit 1802 », signature du dirigeant de l'entreprise lors de sa réalisation. Mears (décédé après 1810) appartient à la dynastie de maîtres fondeurs à la tête de la Whitechapel Bell Foundry de 1791 à 1865. La cloche est par ailleurs ornée d'une frise d'entrelacs, un motif caractérisant les instruments qui y ont été fondus avant 1835. La cloche Marguerite-Michel constitue ainsi un témoin représentatif de la production de cette fonderie, d'où provient une forte proportion des cloches importées au Québec tout au long du XIXe siècle.



Source : Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, 2009.
http://www.historicplaces.ca/visit-visite/affichage-display.aspx?id=13483&page=1

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:19

La fabrication des cloches Mar 23, '08 5:39 PM
for everyone

Les techniques de fabrication utilisées par les fondeurs de cloches actuels n'ont guère évoluées depuis le Moyen Age même si certains d'entre eux ont introduit récemment l'ordinateur pour effectuer certains calculs. L'activité reste artisanale.



Sans entrer dans le détail des aspects techniques, disons que la fonte d'une cloche comprend un certain nombre d’opérations :

- le tracé pour déterminer la forme et les proportions de la cloche,
- le moulage qui lui donnera la forme d'après le moule : la planche à trousser sert à bâtir le moule qui comporte :


- le noyau, moule intérieur, constitué de sable et de briques recouvertes d'argile, espace du creux intérieur,
la « fausse cloche », entièrement en terre, elle doit tenir sur le noyau la place qu'occupera plus tard le métal. Sur une légère couche de cendre destinée à empêcher l'adhérence du noyau à la fausse cloche, on dépose la terre en couche épaisse d'abord puis très fine, de la même manière que pour le noyau. Ainsi faite, elle est enduite d'une couche de cire molle,
les ornementations et inscriptions, sont posées en relief sur la fausse cloche, donc en creux une fois la cloche coulée ; on badigeonne le moule de suif chaud râclé par un calibre poli. La fausse cloche offre alors une surface lisse et brillante coupée à différentes hauteurs par des cordons circulaires que font les encoches pratiquées sur la tranche du calibre. Les ornements et inscriptions ont été préparés sur des matrices sculptées dans du buis, en creux, avec de la cire qui, tiédie et comprimée, épouse fidèlement toutes les finesses; quand ils sont découpés et n'ont plus de bavures, on les colle sur le suif, et le moule alors présente l'aspect d'une cloche brune couleur de noyer verni sur laquelle se détachent en blanc les cordons et en jaune les inscriptions et ornements. Sur les ornements une terre très fine, très délayée, pulvérisée prendra place dans les moindres détails des motifs. Cette terre s'applique par couches à mesure du séchage du moule à l'air.
la chape, partie de couche réfractaire renforcée avec de la filasse.
- et la coulée.

Du fait que le moule est brisé après la fonte pour dégager la cloche, mais aussi parce que les inscriptions et les décors figurant sur chaque cloche lui sont spécifiques, il n'est pas exagéré de dire que les cloches sont des œuvres d'art uniques.


Le bronze de cloche, alliage de 78% de cuivre et 22 % d'étain, est fondu et contrôlé, porté à 1050°, le métal en fusion est versé dans le moule par un chenal. Quelques jours après la coulée, le moule calciné est brisé : la cloche apparaît grise et noire.

La cloche possède une note déterminée par sa taille et son profil. Plus une cloche est grosse, plus le son est grave, l'accordeur va enlever au burin de petites portions de métal à l'intérieur de la cloche pour que le son soit correct.
Avec ses accessoires (monture, battant, roue...), la cloche est fixée sur une palette pour être expédiée.

Il existe bien entendu aussi une fabrication industrielle…

1 - La Savoyarde, Sacré-Coeur de Montmartre.

Informations d'après le site de la maison Paccard qui comporte d’ailleurs un musée de la cloche.
C'est en 1796 que fut coulée la première cloche Paccard. A cette époque, la commune de Quintal, ayant besoin d'une cloche, s'adressa à un maître-fondeur de Carouge, près de Genève, Jean Baptiste Pitton. C'était encore le temps où la fonte des cloches se faisait à pied d'oeuvre. Jean-Baptiste Pitton eut besoin d'un aide, le syndic de la commune offrit ses services et c'est ainsi qu'Antoine Paccard, fondateur de la maison, fit son apprentissage et créa la fonderie de Quintal. A sa mort, ses fils Jean-Pierre et Claude Paccard continuèrent l'exploitation de la fonderie. Devant l'extension prise par la nouvelle industrie, Georges fit transférer l'usine de Quintal à Annecy-Ie-Vieux en 1857.

Petite histoire de la savoyarde.

C'est à l'initiative de Monseigneur Leuilleux, archevêque de Chambéry, qu'a été fondue la plus grosse cloche de France : "La Savoyarde".

Masse en mouvement 25 765 kg
Poids 18 835 kg
Hauteur 3,06 rn
Circonférence 9,60 rn
Porte-battant 525 kg
Battant 850 kg
Monture ou joug 4650 kg
Deux roues de lancement 5,00 m
Roues et noyaux en fonte 905 kg

C'était la contribution de la Savoie à l'édification de la basilique votive du Sacré-Coeur de Montmartre, dont la souscription fut commencée le 29 janvier 1889 et clôturée le 18 décembre 1890. Elle avait rapporté en une année la somme de 14138 francs et 50 centimes. Le 17 octobre 1889, le contrat était passé avec les Frères Paccard d'Annecy-le-Vieux et la cloche était coulée le 13 mai 1891. Elle fut livrée à l'achèvement du campanile en 1898.

Généralement inaccessible, perchée en haut du clocher ou du campanile, la cloche est rarement vue de près. Pourtant la plupart d'entre elles, notamment les cloches d'église, méritent d'être admirées : les décors en relief constituent parfois de véritables tableaux, avec la représentation de la Vierge à l'Enfant, de saints (locaux ou plus connus), d'instruments de la Passion, de blasons ou de sceaux, de guirlandes de fleurs voire de représentations animales en tant que survivance du symbolisme religieux.

La quasi totalité des grosses cloches portent une date, la marque du fondeur et des inscriptions ; outre la mention des parrains et marraines, des autorités locales civiles ou religieuses, des donateurs, les cloches affichent souvent une formule dédicatoire ou laudative, évoquant la dévotion au Christ, à la Vierge ou aux saints ou exprimant les pouvoirs d'exorcisme et de protection de la cloche (contre l'orage, la tempête...). Quelques cloches comportent des inscriptions davantage liées aux événements historiques (au moment de la Révolution, après les guerres).

Œuvre d'art, la cloche est aussi un objet témoin historique par l'épigraphie qu'elle supporte et sonore car son matériau n'évolue pas.

2 - Petite histoire de la cloche de la chapelle de Beauport.

Cloche en bronze, fondue en France qui se trouve maintenant dans les collections des Archives nationales du Québec, c’est la cloche la plus ancienne du Canada.





En 1666, Robert Giffard (1587 -- décédé à Beauport en 1668), maître chirurgien, premier médecin de l' Hôtel-Dieu de Québec et seigneur colonisateur, verse à la paroisse de Beauport cent livres pour le paiement d'une portion de terre. Cette somme sert à l'achat d'une cloche pour la première chapelle paroissiale construite vers 1662. En 1713, la paroisse de Beauport fait don de cette cloche à l'église de Saint-Pierre-de-la-Rivière du Sud, une nouvelle paroisse fondée près de Montmagny. Cette même cloche sera cédée au Musée du Québec en 1949.

La cloche de Beauport porte la lettre «L» surmontée d'une couronne royale, symbolisant Louis XIV régnant, avec la date de la fonte, 1666. Sur la paroi opposée, figurent les trois fleurs de lys du royaume de France.

N'oublions pas non plus carillonneur…

- les cloches de carillon et les cloches d'horloge ou de jacquemart sont tintées : un marteau, généralement externe, frappe sur la partie inférieure de la cloche
- les cloches d'église sonnent en volée : elles sont mises en branle par la corde (ou une chaîne et un moteur) qui agit sur un bras, entraînant la cloche et le joug qui la soutient. Les forces importantes mises en jeu nécessitent un bon équilibrage pour préserver la maçonnerie de l'édifice. C'est ce qui limite le poids des cloches dans nos contrées.
- dans d'autres régions, la sonnerie peut être provoquée par l'agitation du battant auquel est attachée la corde (tradition orthodoxe) ;
- le tintement peut encore être provoqué par un heurtoir horizontal en bois (tradition asiatique).

Dans ces deux derniers cas, la cloche est fixe et peut dépasser les 100 tonnes !


Carillon de Corenville-les-Cloches
- Le carillon (de… quatre cloches : quadrillo) est obtenu par un ensemble de cloches, au minimum de 3. Les carillons les plus anciens, en Chine, sont constitués de cloches suspendues et frappées avec un maillet. Ce type de carillon était courant en Europe au Moyen Age. Dès le XVIe siècle, le carillon à clavier en bois est actionné via une tringlerie. Les grands carillons se sont développés en Flandre et aux alentours. Quelques carillons Paccard, les plus connus :

- Chambéry: Tour Yolande / 70 cloches
- Douai : Beffroi communal / 62 cloches
- Dijon: Cathèdrale Saint-Bénigne / 56 cloches
- Berkeley University, 1978 / 68 cloches

- Les fanzhong

Elles se caractérisent par une coupe transversale circulaire, un rapport du diamètre de la bouche à la hauteur relativement précis - 0,7 -, une jupe épaisse pour résister aux percussions, un corps divisé en plusieurs sections et un anneau de suspension. Leur forme est dictée par le concept chinois du son qui doit être unique, épais et éclatant, pouvant se prolonger dans l'espace. C'est en raison de leur taille imposante, de la richesse harmonique de leurs sons et de leur capacité à produire une gamme cohérente, que les fanzhong sont qualifiées de « grandes cloches aux sons harmonieux ». Apparues sous la dynastie des Han, aux environs de notre ère, les cloches fanzhong ont connu une évolution continue et si le vocable fanzhong désigne, au sens strict, des cloches réservées aux rituels bouddhiques, il doit être compris comme un terme générique (elles marquent en effet les activités liturgiques et quotidiennes des temples, les audiences du palais, les heures et les veilles).


Cloche Zhou

Les 36 longs "éperons" qui font saillie des deux côtés constituent le fait le plus marquant. La cloche émet un son pur et sonore, adapté à l'atmosphère solennelle du temple impérial des ancêtres. L'inscription de 123 caractères est la plus longue inscrite sur une seule cloche de la dynastie Shang et la dynastie Zhou. La cloche appartient au Roi Li de Zhou (878-827 avant J.C.
Tags: fabrication, cloche, bronze, artisanale, moyen age, moulage, métal
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Source et suite : http://maemotdeng.multiply.com/journal/item/71

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:21

[quote="dixpeny"]My!My!My!
Vous en savez des choses vous autres hein. Alors voici une photo tres interessante et vraiment magnifique.



Marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:22

carmella a écrit:Cette chaire est magnifique, Ti-Marcel...

Ce qu'est l'art campanaire...

ART CAMPANAIRE

Depuis une vingtaine d'années, le mot "campanaire" ne figure plus dans les dictionnaires de langue française, preuve de la désuétude d'usage dans laquelle ce sujet était tombé. Déjà, au début du siècle, "le Littré" était avare de commentaires et de détails :
"campanaire : qui a trait à la cloche".

C'est dans des ouvrages plus anciens que l'on trouve la référence étymologique : "campanaire, du latin campana, cloche".

L'usage des grandes cloches pour l'église chrétienne remonte au VIe siècle. On attribue, à tort, à Saint Paulin, qui était évêque de Nola, dans la province italienne de Campanie, l'utilisation des airains pour les réunions religieuses. Cela explique que, parmi les premières appellations de la cloche, on trouve les termes "nola" ou "campana".

L'art campanaire est donc l'art des cloches : leur fabrication, les traditions et les pratiques qui s'y rattachent, leur histoire. La spécificité du terme campanaire et ses dérivés, campanologie, campanographie..., ont longtemps fait que l'on avait tendance à réduire cet art universel aux cloches des églises et des temples, et aux grands carillons d'expression.

De nos jours, l'approche campanaire se veut beaucoup plus large. La cloche n'y est pas considérée uniquement sacralisée par les religions ou la musique ; elle est, aussi, dans toutes ses composantes, appréhendée comme outil par l'homme pour ses besoins quotidiens, sous les formes les plus diverses selon les matériaux employés, les destinations de l'objet, sa localisation.

Une cloche, dans la classification des objets sonores, est un idiophone, c'est-à-dire, un instrument de musique dont le matériau spécifique qui le constitue peut entrer en vibration.

Mais tous les idiophones ne sont pas objets campanaires. Il faut, entre eux, pour qu'ils le soient, des affinités profondes qui tiennent, à une commune façon d'accompagner l'homme dans sa quête perpétuelle de trouver et affirmer sa juste place, et d'assurer sa survie, matérielle et spirituelle, dans ce monde-ci qu'il perçoit hostile, et dans l'au-delà qu'il charge de peurs mystiques et fantasme d'espoirs.

Comme la cloche, ces objets sont centripètes et centrifuges. Ils appellent et éloignent ; qu'ils soient grelot, sonnaille, crécelle, simandre, tambour de pluie ou tambour de plage, que le bronze illustre un pape ou double la voix du chaman, que la terre cuite babylonienne réponde à l'or des Incas, que la main du "sonnailler" rencontre celle du "clocheteur".

Ils appellent à la prière, à l'ordre, à la justice, au rassemblement. Ils repoussent les ennemis pernicieux, les esprits maléfiques. Ils assurent la protection du groupe, témoignent de son existence, permettent son identification.

Parce que chaque idiophone de ce type peut "parler" de l'homme qui l'a fabriqué, de celui qui l'a utilisé et de ceux qui l'ont écouté ou entendu, l'art campanaire nous est étrangement familier et commun dans toutes les cultures, toutes les civilisations, sur tous les continents.

Il est le signe, le "Signum", dans son acception universelle.
http://www.idc-medici.org/Corps_p41.html


Cloche de la chapelle Saint-Antoine Murat à Chastel sur Murat, Cantal, France
 
Une cloche est un objet simple destiné à l'émission d'un son. C'est un instrument de percussion et un idiophone. Sa forme est habituellement un tambour ouvert et évidé d'une seule pièce qui résonne après avoir été frappé. Un objet de cette forme est dit campaniforme.

La partie qui frappe le corps de la cloche est soit un battant, sorte de langue suspendue dans la cloche, soit une petite sphère libre comprise dans le corps de la cloche, soit un maillet ou un battant (souvent un tronc de bois suspendu par des cordes) séparé qui frappe la cloche depuis l'extérieur.

La cloche est généralement surmontée dans sa partie supérieure, au-dessus de l'axe support, d'une masse métallique ou de bois jouant le rôle de contrepoids : le mouton. L'ensemble des cloches est supporté par un ensemble complexe de poutres en bois, le beffroi : le bois absorbe les vibrations importantes, ce que ne pourrait faire directement une maçonnerie.

Les cloches sont généralement faites de bronze, mais certaines petites cloches peuvent être en fer (Fondeur Holtzer) voire très rarement en acier. Les cloches sont fondues (fabriquées) par le fondeur de cloches (ou encore « saintier »). Le métal traditionnel pour ces cloches est un alliage : le bronze (anciennement airain), comprenant 22 % d'étain et 78 % de cuivre. Connu comme du métal à cloche, cet alliage est aussi le même pour les cymbales.

L'étude des cloches s'appelle campanologie, et les collectionneurs de cloches sont appelés campanophiles.




De toutes les cloches, celle de Big Ben à Londres, est sans doute la plus connue au monde.

Histoire
La cloche est l'un des plus vieux instruments sonores que nous connaissions : elle est née probablement, quant à son principe, à l'époque où l'homme sut, par le feu, durcir l'argile et constituer ainsi un vase qui se révélera « sonore » en le percutant. Les premières cloches métalliques remontent à l'âge du bronze. On trouve des traces d'utilisation des cloches en Asie, il y a 4 000 ans. Les Annales de la Chine rapportent que l'Empereur Jaune Huángdì fit fondre, vers l'an 2260 av. J.-C., douze cloches. Plusieurs clochettes de l'époque de la dynastie Shang (XVIIIe siècle av. J.-C. au XIe siècle av. J.-C.) sont exposées au Musée de l'histoire chinoise à Pékin (Définition extraites du Vocabulaire campanaire édité par la Société française de campanologie – SFC - ).

On en trouve dans toutes les civilisations et toutes les religions (sauf en Islam). C'est un instrument universel dont la longue portée acoustique est utilisée pour communiquer au loin, soit vis-à-vis des hommes, soit vis-à-vis des dieux. Il en existe aussi des modèles très anciens et imposants, au Japon ou au Myanmar notamment.

Les cloches ont été utilisées dans les églises chrétiennes depuis le VIIe siècle. Mais ce ne fut qu’à partir du XIIIe siècle que les progrès en matière de conception et de technologie de la fonderie permirent la création de spécimens de grande taille, associés généralement aux cathédrales. Ces cloches furent créées en faisant couler du bronze, le seul alliage produisant des couleurs harmonieuses, dans un moule en briques couvert de cire.

Forme et modes de sonnerie

Cloche chinoise, dynastie des Zhou de l'Est (475 - 221 B.C.)Sa forme la plus classique est la cloche d'église, en forme de coupe renversée, qui est suspendue dans une tour (le clocher) généralement via un portique en bois ou métallique, le beffroi (nom étendu par la suite à la tour maçonnée qui supporte l'ensemble), qui absorbe les vibrations de la mise en mouvement des cloches sans les retransmettre au clocher, qui risquerait la destruction, et sonnée en la faisant osciller manuellement ou mécaniquement, le battant accroché à l'intérieur frappant le corps de la cloche. La cloche est sonnée « à la volée » lorsqu'elle oscille sur son axe, le battant libre frappant l'intérieur. Il existe plusieurs types de volées.


- La volée en rétrograde : L'axe de balancement de la cloche se situe au-dessous de l'axe de balancement du battant, et lorsque la cloche balance, le battant, qui est alors un poids mort, retombe sur la lèvre inférieure du vase sonore. Ce type de sonnerie est assez courant dans le Sud de la France, dans les petits clochers où le manque de place et/ou la robustesse du beffroi font défaut. L'avantage de cette sonnerie est donc le gain de place, mais la cloche ne développe pas toute sa puissance sonore et dans le cas d'une sonnerie lente, due à un mauvais équilibrage du joug, le battant peut, le temps que la cloche change d'oscillation, rester collé à la panse et par conséquent, étouffer le son.


- La volée en lancé franc : Dans ce cas, l'axe de balancement du battant est au-dessous de l'axe de balancement de la cloche, et, lorsque la cloche balance, le battant, qui n'est alors plus un poids mort, vient frapper la lèvre supérieure de la cloche. Cette sonnerie permet à la cloche de sonner à pleine puissance et de bien mettre en valeur ses harmoniques, surtout le hum, l'octave inférieure, en particulier pour les grosses cloches. L'inconvénient de cette sonnerie est qu'elle requiert plus de place, et la cloche doit avoir des oscillations plus importantes pour que le battant puisse faire son rôle. Le beffroi doit également absorber une force égale à trois fois le poids de la cloche lorsque celle-ci est en mouvement, imposant donc de lourdes constructions pour les cloches de gros profils.


- La volée en rétro-lancé : Il s'agit d'un mélange des deux sonneries précédentes, l'axe de balancement de la cloche est positionné de manière similaire à une sonnerie en rétrograde, mais à l'intérieur de la cloche, l'axe de balancement du battant est sur-abaissé. Le battant peut également être muni d'un contrepoids. On combine ainsi une puissance de frappe meilleure, avec un gain de place.


- La volée en super-lancé : Même principe que la volée en lancé-franc, sauf que l'axe de balancement de la cloche se trouve même au-dessus des anses, ceci afin que la cloche retentisse encore plus fort. Les efforts sur le beffroi sont maximum, mais ce type de sonnerie est très rare.

- La volée tournante : Il s'agit d'une pratique assez courante dans le Sud de la France, en pays Occitan ou dans le Lauragais, ainsi qu'en Espagne. Le poids du joug, beaucoup plus lourd, est étudié pour obtenir un meilleur équilibre de la cloche, et permet ainsi de réaliser des tours complets. Cette sonnerie développe au maximum le son de la cloche qui s'entend de fort loin. Le joug est généralement du type bois, avec montage de la cloche type lancé, ou montage type rétrograde avec joug cintré et contrepoids (joug type louison).


 
Cloche "Demoiselle de Louison" équipée pour la volée tournante (Gaulène - Tarn (cl carillons en pays d'oc)) Il s'agit également du type de sonnerie le plus spectaculaire.

Un autre mode de sonnerie très largement utilisé est le tintement. Cette méthode est employée pour faire retentir la cloche en utilisant un tinteur, extérieur ou intérieur à la cloche, dont la masse vient percuter la partie la plus épaisse de la panse de la cloche. Dans certains cas, si la cloche est fixe, le battant peut être utilisé à cet effet.



 
Electrotinteurs pour cloches fixes du carillon de ND de la Drêche (Tarn)

Il existe aussi des cloches tubulaires. En Extrême-Orient, une cloche peut aussi reposer sur un coussin, en position renversée ; elle est alors frappée de l'extérieur, par le côté pour celles en métal, ou par dessus pour celles en bois.

 Usages
Signal collectif
Les cloches rythment la vie quotidienne tant profane (indication des heures et des moments de l'emploi du temps) que sacrée : angélus, messe, vêpres, mariage, enterrement, glas[1]...

Les cloches des églises pouvaient autrefois être utilisées comme système d'alerte d'un danger avec le tocsin ou d'une mort avec le glas.

Cependant, les cloches ont pour fonction normale de signaler les temps réguliers. Dans ce cas, une séquence particulière de sons peut être produite par un groupe de cloches pour indiquer l'heure et ses subdivisions. L'une des plus connues et celle dite des « quart de Westminster », une série de seize notes qui est émise par le carillon de l'horloge du palais de Westminster dont la grande cloche qui sonne l'heure même jouit du nom de Big Ben. La plupart du temps, seules les heures pleines sont sonnées (en général à raison d'un coup par heure, en allant de 1 à 12), parfois en deux séries de coups : le pic et le repic (ou rappel).

 Signaux privés
On trouve des cloches pour appeler à l'entrée des maisons, dans les maisons pour appeler aux repas, à table pour appeler le service, etc.

Actuellement, des systèmes de production de son sont fondés sur des cloches miniatures dans des alarmes, des sonneries de téléphone, de carillon de portes d'entrée ou de réveille-matin par exemple. Pour les sons se répétant rapidement produits par de tels systèmes, le terme employé est sonnette.

 Avertissements
En Inde, aujourd'hui encore, toutes les femmes portent des chevillières équipées de clochettes afin de signaler leur arrivée[réf. nécessaire].

Les premières automobiles avaient comme avertisseurs des cloches ou des clochettes.

Au Moyen Âge, les lépreux devaient signaler leur passage au moyen d'une cloche à main afin de signaler le danger d'épidémie[réf. nécessaire].

Les cloches portées par les animaux d'élevage conduits dans un pâturage ont également une fonction d'avertissement, permettant au berger de repérer ses bêtes dans la brume (lire le paragraphe sonnaille et clarine).

Clochers
Les cloches publiques sont souvent installées dans le haut d'une tour élevée permettant une diffusion plus lointaine du son. Lorsque celle-ci est sur une église, on l'appelle clocher, et beffrois lorsque c'est pour loger des cloches municipales.

Dans certaines régions, comme en Lozère (France), certains clochers qui servaient à guider les voyageurs ou les habitants par temps de neige, sont nommés les « clochers de tourmente ».

Lors de l'inauguration d'une cloche d'église, l'usage veut qu'une cérémonie religieuse lui soit consacrée, appelée « baptême », « bénédiction » ou « consécration », durant laquelle un nom est attribué à la cloche. La tradition considère en effet la cloche comme une personne, et lui affecte un parrain et une marraine.

Instrument de musique
Les cloches peuvent être de toutes les dimensions : depuis des accessoires de robe minuscules (clochettes ou grelots) jusqu'à celles destinées aux églises, pesant plusieurs tonnes.

Les cloches sont utilisées comme des instruments de musique, organisées en carillon : un ensemble d'au moins 4 cloches (quadrillon) couvrant tout ou partie de la gamme. Cependant l'ensemble campanaire n'est souvent reconnu en tant qu'instrument de musique que si le nombre de cloche est supérieur ou égal à 23. Un tel ensemble peut être commandé, soit par un seul musicien par l'intermédiaire d'un clavier "coup de poing" ou artisanal et d'un système de transmission, soit par un ensemble de joueurs de cloches, commandant chacun à la main une ou plusieurs cloches aux tons différents. Certains carillons sont composés de cloches dont le corps est constitué d'un simple tube métallique : ce sont des cloches tubulaires.

Dans la région du Valais en Suisse, il existe aussi un genre particulier de carillon. Celui-ci, dit carillon valaisan, est constitué d’un nombre de cloches variant entre trois et environ une dizaine. Il n’y a pas de clavier, le carillonneur, assis sur un banc parfois au milieu du beffroi, parfois à l’étage en dessous, actionne directement une mécanique très simple constituée de cordes et de chaînes reliées aux battants des cloches.

Des cloches sans battant en métal sont un composant important de la musique latino-américaine. Elles reprennent la forme des cloches de campagne utilisées pour les animaux, appelées aussi « cloches à vaches » ou sonnailles. Elles sont frappées avec un bâton ou une baguette ; le son est modulé en touchant différentes parties et en l'assourdissant avec la main.

Dans divers endroits du monde (notamment en Afrique de l'ouest), des paires ou des trios de cloches sans battant sont jointes de manière qu'elles puissent être frappées séparément ou ensemble. La plus fréquente est l'agogô, aussi utilisé au Brésil. Dans la musique cubaine, une cloche appelée cencerro est utilisée comme instrument de percussion. Le même musicien jouant aussi les bongos, il est appelé bongocerro.



 
Cloche à main Alpenglocken :

Il s'agit d'un instrument formé d'un ensemble de petites cloches alpines (clarines) accordées et secouées soit par une même personne tour à tour, soit par un ensemble musical. On parle aussi d'austrian bells dans les pays anglo-saxons où elles sont très en vogue.

 Sonnaille et clarine
Sur les territoires où les troupeaux d'élevage bovin, ovin ou caprin sont conduits dans des pâturages collectifs, les paysans attachent des clochettes au cou des bêtes. Ces cloches possèdent plusieurs utilités : identification des animaux appartenant à un troupeau particulier, localisation des bêtes, notamment en cas de brume, et cohésion du troupeau.

Il existe des concours de « musique pastorale » utilisant ce type de cloches.

Le terme sonnaille (Kuhglocken en allemand) s'applique aux cloches qui sont forgées ou formées à l'aide de plaques soudées. Ces cloches légères sont généralement fabriquées en tôle de fer rivetée, de forme trapézoïdale, cylindrique ou en forme de coupe.

Le terme clarines s'applique aux cloches de bovin en bronze ou laiton de fonderie qui sont plus lourdes.

 Symbolisme
Les catholiques racontent volontiers à leurs enfants que les cloches rapportent les œufs de Pâques lors de leur retour de Rome après la Semaine sainte. Cette tradition s'explique par le fait que pour marquer le deuil du Christ, on s'abstient de sonner les cloches le Vendredi et Samedi Saint. Des crécelles sont alors utilisées dans les communautés religieuses. Ce n'est qu'au Gloria[2] de la Messe de la Vigile Pascale que les cloches résonnent à nouveau. L'attachement aux cloches comme élément identitaire, de l'esprit de clocher au sens premier, s'est manifesté lors des mouvements d'opposition aux réquisitions de cloche pendant la période révolutionnaire et sous le Premier Empire, comme en 1806 à Lageyrat (Haute-Vienne).

Le symbolisme de la cloche est lié à la perception du son. En Inde elle symbolise l'ouïe et ce qu'elle perçoit, le son, reflet de la vibration primordiale. En Chine on associe le bruit de la cloche à celui du tonnerre et du tambour. La musique des cloches y est musique princière et symbole de l'harmonie universelle. Les clochettes suspendues au toit des pagodes sont chargées de répandre le son de la loi bouddhique. Le bruit des cloches a universellement un pouvoir d'exorcisme et de purification : il éloigne les influences mauvaises ou avertit de leur approche.
(Wikipédia) http://www.fr.wikipedia.org/wiki/Cloche

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:28

@doyen a écrit:Re: Les cloches à MICHAUX





dixpeny
a écrit:My!My!My!
Vous en savez des choses vous autres hein. Alors voici une photo tres interessante et vraiment magnifique.


Marcel


Cette chaire devrait coûter très cher à faire de nos jours mon chère Marcel.
Surtout dans le bout de Cherbrook.

Belle pièce mes amis (es).

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:31

carmella a écrit:Nous avions visité cette fonderie de cloche en 1984...





Entrée de la fonderie de cloches Cornille-Havard. Création 1865
Personnages clés Adolphe Havard (fondateur)

La société Cornille-Havard est une fonderie de cloches située à Villedieu-les-Poêles (Manche, Normandie).




 
L'ancienne cheminée

Histoire
À partir d'un atelier construit en 1865, au moment de la mise en service de la ligne de chemin de fer Paris - Granville, et entièrement conçu par Adolphe Havard, ingénieur polytechnicien, l'entreprise est l'héritière d'une tradition datant de la fin du Moyen Âge.

 Visite
Elle propose une visite guidée à travers son atelier historique et initie à l'art de fondre des cloches. En 2005 la fonderie a accueilli 56 750 visiteurs, ce qui la classait en huitième position parmi les dix sites les plus visités du département.

Le 31 juillet 2009, une explosion lors de la coulée d'une cloche de 6,3 tonnes a fait plusieurs blessés parmi les visiteurs.
(Wikipedia)

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:34

Trifluvienne a écrit:



La tsarine des cloches, pesant plus de 200 tonnes , elle est sans contredit la plus grosse cloche du monde. Finement décorée, elle fut fondue entre 1733 et 1735, Hélas, en 1737, la cloche portée au rouge durant un incendie, fut arrosée d'eau froide par des pompiers qui croyaient bien faire . Un fragment de 11 tonnes d'en détacha.

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:34

carmella a écrit:LES CLOCHES AU CANADA
 
Instruments à percussion qui, en raison de leur forme et du matériau dont ils sont faits, émettent lorsqu'ils sont frappés des sons caractérisés par un grand nombre de sonorités partielles (n'appartenant pas à la série des harmoniques naturelles). Les sons les plus aigus s'évanouissent presque immédiatement, tandis que les plus graves continuent de résonner pendant une durée appréciable. La plupart des cloches sont faites de bronze, un alliage de cuivre et d'étain, mais certaines sont fabriquées avec d'autres alliages souples ou même en argile. Il y a deux principaux types de cloches : la cloche « ouverte » en forme de cône (la plus courante) et la boule creuse ajourée appelée grelot ou crotale. Le son est produit quand la cloche est frappée avec un objet dur (habituellement métallique) et laissée librement en vibration. Les cloches ouvertes sont frappées avec un marteau extérieur (dans le cas des cloches fixes d'une horloge) ou un battant, c'est-à-dire une tige fixée à l'intérieur (pour les cloches ou carillons que l'on met en branle). Les crotales renferment une bille de métal en liberté qui frappe la surface interne de la cloche quand on l'agite.

Aucun instrument n'est aussi variable dans ses dimensions. Les cloches en forme de cône mesurent entre 5 mm et 3 m de diamètre, certaines excédant même 5 m pour un poids de 20 tonnes. Les crotales varient de moins de 5 mm à environ 0,3 m de diamètre. Plus les dimensions de la cloche sont importantes, plus le son porte loin. Les fréquences graves des très grosses cloches sont audibles à une plus grande distance que le son de tout autre instrument, et se propagent dans toutes les directions.

Les cloches peuvent être sonnées une à une ou en suivant la gamme, comme dans les carillons et les clochettes. Les crotales, qui sont avant tout des instruments de rythme, servent parfois chez les danseurs à souligner les mouvements. Les crotales à intonation précise figurent dans quelques oeuvres orchestrales, notamment les Danses allemandes de Mozart et une symphonie de Percival Price, The Saint Lawrence. Certains orchestres russes et français emploient de grosses cloches ouvertes, mais la plupart des ensembles font appel à des cloches tubulaires pour imiter le son de cloches véritables. Les cloches tubulaires sont parfois aussi utilisées dans les pseudo-carillons de clochers d'églises et peuvent même être actionnées électroniquement à l'aide d'un clavier aménagé ailleurs.

L'un des instruments les plus anciens, la cloche existait chez la plupart des populations préhistoriques qui travaillaient le métal. Dans les temps modernes, on la trouve partout dans le monde. Traditionnellement, elle a servi avant tout à donner l'alerte. On utilisait des séries de cloches accordées dans les ensembles musicaux de l'époque de Confucius, vers 500 avant J.-C. Les grosses cloches conçues pour être entendues de très loin commencèrent à être employées dans les temples bouddhistes vers l'an 300 après J.-C., et les chrétiens utilisèrent les cloches d'église pour la première fois vers l'an 1000 après J.-C.

Les premiers explorateurs européens rapportèrent l'existence de petites cloches en Amérique du Sud et en Amérique centrale, mais non dans les régions aussi septentrionales que le Canada. La Compagnie de la Baie d'Hudson installa de grosses cloches européennes à ses postes de traite dès 1683 pour rappeler ses employés du travail et donner l'alarme. Elle introduisit également les crotales chez les Indiens de l'Ouest du Canada.

Historique de quelques cloches au Canada.

Une première mention des cloches au Québec paraît dans les Relations des Jésuites (vol. XXVII, p. 101) : « Le 25 [novembre 1645] fut mise à la paroisse une plus grosse cloche au lieu de la petite qui y estoit. » En 1666, Robert Giffard fit don à l'église de Beauport (Québec) d'une cloche française de l'époque de Louis XIV. Cependant, les premières cloches d'origine canadienne furent installées à Québec en 1664. Selon Louis Bertrand de La Tour, curé d'une paroisse de Québec au XVIIIe siècle (cité dans Louis Jolliet d'Ernest Gagnon, 3e édition, p. 33), « Sur la fin de l'année 1664, M. l'Évêque fit la bénédiction des trois premières cloches du Canada, qui jusque-là n'avait que quelques clochettes : ces cloches furent fondues dans le pays. » On sait que l'église paroissiale de Montréal, qui ouvrit ses portes en 1656, avait un clocher muni de deux cloches, mais on ignore à quelle date ces cloches furent installées. L'existence de cloches est mentionnée dans des documents historiques de 1672 et de 1683. En 1710, la reine Anne d'Angleterre donna une cloche d'église à un groupe d'Iroquois habitant dans l'actuel État de New York. Cette cloche fut apportée plus tard au Canada par la princesse mohawk Catherine (future épouse de Joseph Brant) et installée en 1786 dans une église du Haut-Canada, au village qui devint Brantford, Ont. En Colombie-Britannique, les cloches arrivèrent de Russie par l'Alaska et du Mexique par l'entremise de commerçants et de pirates espagnols attirés par le Nord. L'une des plus grosses cloches d'Amérique du Nord (11 240 kg) fut placée en 1843 dans le clocher ouest de l'église Notre-Dame de Montréal. Cette cloche, la « Jean-Baptiste » ou Gros Bourdon, se fendit six mois après sa première mise en branle, mais fut remplacée six mois plus tard par une autre de même dimension. Il fallait, dit-on, 12 hommes pour en tirer les câbles. Par la suite, elle fut actionnée électriquement et seulement en des occasions spéciales. Elle était encore en usage en 1991. Une dame anglaise, Angela Georgina Burdett Coutts, fit don en 1862 d'un carillon de huit cloches à l'évêque de la Colombie (britannique). Le carillon fut installé en 1865 dans un clocher de l'église Holy Trinity, à New Westminster, C.-B., construit pour le loger. Quelque temps plus tard, le soldat Howse, des Royal Engineers, organisa un club de sonneurs à l'église. Toutes les cloches de ce carillon, sauf la cloche ténor (la plus grave), furent détruites par l'incendie qui ravagea l'église en 1898. Celle qui subsista fut remise en usage quand la cathédrale rouvrit ses portes en 1899. La première cloche posée à Vancouver fut mise en place en 1873 dans la coupole de l'église méthodiste Indian Wesleyan située près de la plage au pied de la rue Abbott (plus tard rebaptisée rue Water). La ville de Victoria reçut en don une cloche de 0,9 tonne de la communauté chinoise. Coulée en Chine en 1627, elle fut à l'origine la propriété de la famille Lew; elle fut placée au Beacon Hill Park en 1904.

Les trois cloches de l'ancien hôtel de ville de Toronto furent sonnées pour la première fois le 31 décembre 1900 et demeuraient en usage en 1991. Elles pèsent respectivement 5400 kg, 1504 kg et 857 kg. Les quarts d'heure sont sonnés par la petite cloche en si bémol, les demi-heures à la fois par la cloche moyenne en mi bémol et la petite cloche, les trois-quarts d'heure avec ces deux mêmes cloches mais en succession, et les heures par la grosse cloche en si bémol. En 1911, l'église Saint John's de Peterborough, Ont., installa 13 cloches qui furent plus tard connues sous le nom de People's Chimes et sonnées chaque jour jusqu'en 1967. En octobre 1977, l'Ontario reçut en cadeau une cloche de temple japonais lors de la célébration du 100e anniversaire de la venue des premiers Japonais au Canada. Cette cloche, d'un poids de près de 0,9 tonne, fut accrochée dans une pagode sur l'îlot ouest d'Ontario Place. Une fonderie de cloches fut ouverte par Carl Stoermer à Breslau, Ont., en 1931.

Les sonneurs de cloches répètent souvent avec des clochettes, et on trouvait encore des ensembles de clochettes d'un bout à l'autre du pays en 1991, notamment le Harriet Clark Memorial Handbell Choir à Fredericton, N.-B., et le groupe dirigé par Ted Eames de Prince George, C.-B., qui se produisit à l'Expo 70 à Osaka, Japon, sur l'invitation du gouvernement japonais. En 1988, les Regina Bell Ringers enregistrèrent trois oeuvres pour cloches de Thomas Schudel.

Edward Lye (de la Lye Organ Company.) et ses descendants sonnèrent les cloches de la cathédrale Saint James' de Toronto pendant 96 ans (1867-1963). Depuis 1950 environ, on sonne rarement les cloches à force de bras; les claviers (mécaniques et électriques) et les mécanismes d'horlogerie ont en grande partie supplanté les câbles et les carillonneurs. Il y eut cependant une mise en branle manuelle mémorable le 16 juin 1973, à la cathédrale Holy Rosary de Vancouver : un groupe de carillonneurs anglais y exécuta pour la première fois en Amérique du Nord une volée qui dura trois heures et trois minutes. Le début et la fin de ce concert figurent sur l'enregistrement The Vancouver Soundscape (1974, EPN-186) du World Soundscape Project. Les cloches elles-mêmes, quelle que soit la méthode employée pour les mettre en branle, continuent de jouer un rôle primordial dans la vie des villes et des villages Suspendues dans les églises, les hôtels de ville, les écoles ou les casernes de pompiers, elles sonnent encore l'heure de la messe, le coup de midi, le retour en classe et l'alerte au feu. Dans les grands centres urbains cependant, les véritables carillons sont devenus plus rares au cours des dernières décennies; ils ont progressivement été remplacés par des enregistrements ou des appareils électroniques, ou ont simplement cessé de servir. R. Murray Schafer faisait observer dans le livret accompagnant The Vancouver Soundscape que, des 211 églises de Vancouver, 11 seulement possédaient de vraies cloches, 20 faisaient jouer des carillons enregistrés et que les 180 autres étaient silencieuses.

Parmi les musiciens canadiens qui collectionnent les cloches se trouvent Percival Price et John Wyre. Price est une autorité en matière de cloches et de campanologie. En 1982, il fit don de sa collection personnelle à la Bibliothèque nationale du Canada qui l'utilisa en 1986 dans une exposition intitulée « Les cloches à travers les siècles ». Quant à la collection de Wyre, elle continua de servir en concert, tant à son propriétaire qu'à l'ensemble de percussions Nexus; Wyre est l'auteur d'une oeuvre intitulée Bells, commandée par Seiji Ozawa pour le festival de musique contemporaine de l'Expo 70.

Auteur Percival Price

Bibliographie
Sheila GORMELY, « Tongues of bells tell many tales », London Free Press (10 févr. 1962).

« The Bellfounders of Breslau », Canadian Weekly (23 juin 1962).

Elva FLETCHER, « His home is a bell-ringer's paradise », Country Guide (déc. 1972).

Corday Mackay ATKINSON, « Beacon Hill's Chinese bell », Daily Colonist (Victoria, 15 juill. 1973).

Melva Treffinger GRAHAM, « , a parish musician looks beyond the keyboard », Quarterly du CRCO (avril 1978).

Percival PRICE, Bells and Man (Oxford 1983).

Stephen C. WILLIS, Les Cloches à travers les siècles (Ottawa 1986).
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?...-Canada-

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:35

@dixpeny a écrit:J'ai des photos de deux autres cloches a la meme Eglise.
Je sais pas si elles ont ete coulees a la meme place.
Sur la premiere photo on voit la date 1928
Quelqu'un connaitrait-il l'artisan qui l'aurait coulee?
Marcel




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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:39

@doyen a écrit:dixpeny a écrit:J'ai des photos de deux autres cloches a la meme Eglise.
Je sais pas si elles ont ete coulees a la meme place.
Sur la premiere photo on voit la date 1928
Quelqu'un connaitrait-il l'artisan qui l'aurait coulee?
Marcel


Moi je vois 1802 B ou 1892 B,. Il y a cinq chiffre ou lettre, ça ne peux pas faire 1928.

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:40

carmella a écrit:Je lis aussi 1802 ou 1902...Elles sont superbes ces cloches de Bellevue en Alberta.

Pourquoi ne te renseignes-tu pas directement au curé de cette paroisse? Y doit bien avoir l'historique de ces cloches ainsi que leur nom.

As-tu lu l'article (historique) des cloches du Canada ci-haut mentionné, par Percival Price?...Elles viennent peut-être de la fonderie Breslau en Ontario...non ce n'est pas elle car elle débuta qu'en 1931. Ou bien de la fonderie Paccard en France avec cette petite croix qui est leur marque de commerce...

Très intéressant...

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:41

L'Alberta c'est jeune je croirais plutôt 1928

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:41

@dixpeny a écrit:Merci Carmella. Je dois attendre avant de voir le cure ( non pas a cause des peches) , mais il est en vacances pour un mois au Pakistan.
Marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:43

Cloches Prestigieuses     retour menu principal


 
 Markham (Canada) : la plus grosse sonnerie en volée du Monde !

Pose des décors en cire sur Etienne, 
19 tonnes
En 1985, trois cloches monumentales furent commandées par la Slovak Greek Catholic Foundation. Elles prirent place dans le courant de l'année 1986 dans la nouvelle Cathédrale de la Transfiguration, érigée à Markham, près de Toronto (Ontario, Canada).
Le mécène de ce projet, Monsieur Roman, émigré ayant quitté la Slovaquie pour le Canada en 1986, voulut répondre à la demande de la très importante communauté slovaque de sa ville d'adoption.
Il construisit alors une somptueuse Basilique qu'il dota de trois cloches monumentales : Etienne (Stephen en anglais), 19 tonnes, Anne, 10 tonnes et Daniel, 6 tonnes.

Monsieur Roman, découvrant Etienne
 
De la commande à l'installation, il aura fallu un an et demi de travail ! Parties en camion d'Annecy, elles ont été embarquées dans un cargo au Havre. Après trois semaines de traversées, elles ont débarqué à Halifax (Nouvelle Ecosse) et ont été acheminées par camion jusqu'à Markham.

Coulée
Il s'agit de la plus grosse sonnerie en volée du monde, c'est à dire du plus gros ensemble de cloches sonnant en se balançant (par opposition aux cloches sonnant à poste fixe).
L'anecdote du fondeur, Pierre Paccard
"A l'origine du projet, Monsieur Roman avait choisi les poids des cloches ainsi :
· Etienne, 36000 livres, car il avait émigré en 1936 ;
· Anne, 22000 livres, car il était né en 1922 ;
· Daniel, 13000 livres...car il était superstitieux !
Le poids des cloches fut en définitive modifié car le choix de Monsieur Roman aurait donné une sonnerie dissonante (Do - Fa# - La), trèsn désagréable à l'oreille. En tant que fondeur, je me refusais à mettre mon nom sur une sonnerie dissonante, fut-elle un record du monde... Monsieur Roman se rendit à mes arguments et la sonnerie devint Ré - Fa - La."
 

Décochage (démoulage) d'Etienne...
STEPHEN
poids : 19 tonnes
note : Ré
diamètre : 3 m
hauteur : 2,40
Coulée le 28 février 1986.
ANNE
poids : 10 tonnes
note : Fa
diamètre : 2.55
hauteur : 1,94
Coulée le 27 septembre 1985.
DANIEL
poids : 6 tonnes
note : La
diamètre : 2 m
hauteur : 1.60
Coulée le 14 mai 1985.

Pierre Paccard, posant avec le personnel de la Fonderie, devant la plus grosse sonnerie en volée du monde...
Qui sommes nous?    |    Plan du site    |    CNIL    |    Ajouter aux favoris    |    Liens

 
Source : http://www.paccard.com/fonderie/fr/markham.php

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:46

Une coulée de cloches Voegelé (1/10)
 
http://tchorski.morkitu.org/13/voegele-01.htm

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:47

De nombreuses cloches
anciennes ont disparu
Instrument de communication de masse, instrument de signalisation, qui rythme le temps, guide les voyageurs, éloigne la grêle, alerte les populations, la cloche était aussi, et est encore, objet liturgique et instrument de musique ; c'est dire que le moindre bourg possédait autrefois souvent plusieurs cloches, chacune ayant sa fonction et, à l'intérieur du clocher de l'église ou du beffroi communal, il était fréquent d'y voir un ensemble important de cloches en volée ou un carillon.
Dans son champ, le paysan était parfaitement informé de la vie de la communauté. Les sonneries étaient généralement d'une grande précision et respectaient des règles codifiées. Le nombre des cloches utilisées, le type de sonnerie et les répétitions éventuelles permettaient de constituer un véritable langage donnant à la population toutes informations utiles sur les causes de la sonnerie.
Cette situation a quelque peu évolué au fil des années et, indépendamment des usages qui perdent leur caractère utilitaire avec l'arrivée d'autres moyens de communication, la « population » campanaire actuelle est probablement moins importante qu'elle l'a été à certaines époques. Les causes de destruction sont malheureusement multiples : usure par fêlure du vase à la suite d'un long usage ou de sonneries trop violentes ; rupture des anses (qui sont un des points faibles de la cloche) ; désir des communautés de posséder ou de compléter des sonneries, ce qui entraîne la refonte des éléments jugés démodés, discordants ou insuffisants. D'autres disparitions sont dues aux guerres, aux pillages, à la nécessité de récupérer du métal pour fabriquer des armes, etc. Mais il ne faut pas sous-estimer le rôle destructeur, dans certaines régions, des tremblements de terre ou d'autres phénomènes naturels tels que la foudre.
Vénérées du bon peuple, les cloches connurent en effet bien des tourments. S'en prendre à elles c'était jeter trouble et perturbation dans les esprits et on ne s'en fit point faute ! Les Sarrasins d'abord les brisèrent partout où ils les découvraient ; les Normands en firent autant et même les anglais dès le XIIIe siècle mais surtout pendant la guerre de Cent Ans.
Vint la révolte de la Gabelle (1548). Les paysans parfois conduits par leur prêtre s'assemblent au son des cloches. Les cloches, coupables d'avoir appelées les malheureux opprimés, sont descendues des clochers, brisées ou refondues. D'une façon générale, le XVIe siècle a connu de véritables razzia de cloches mais cela fut circonscrit à quelques régions.
La période de la Révolution française fut, pour l'art campanaire, une période réellement dramatique. Peut-on passer sous silence cette époque où plus de 100 000 cloches - dont certaines fort anciennes - ont été fondues pour être transformées en monnaies ou en canons ?
Le décret rendu par l'Assemblée nationale le 2 novembre 1789, décret qui met tous les biens ecclésiastiques à la disposition de la Nation, forme la base de la série des lois révolutionnaires à la suite desquelles la spoliation des églises s'est accomplie d'une manière aussi complète que regrettable. C'est à partir de cette période que les révolutionnaires les plus anticléricaux firent pression pour détruire ce patrimoine. Nous disposons de quelques exemples de lettres rédigés par des citoyens zélés à leur député : tel ce texte intitulé Idée d'un citoyen patriote sur la suppression des cloches des paroisses de Paris :
Commençant par citer la satire de Boileau « ... pour honorer les morts font mourir les vivants », notre citoyen arguë sur la « masse de matière métallique des cloches inutiles du royaume, dont la richesse importante peut venir au secours du trésor public pour la fabrication d'une nouvelle monnaie de billon d'une belle forme et plus relative aux besoins de la vie et de nos échanges journaliers ...  »
Une nouvelle loi promulguée le 22 avril 1792, relative à la fabrication de la monnaie provenant du métal des cloches, a été rendue applicable progressivement à travers tout le pays. De fait un certain nombre de pièces furent frappées, bien qu'on s'aperçût assez vite que le métal de cloches n'était pas très approprié pour cet usage.
Des arrêtés du comité de Salut public établirent des fonderies de canons pour la fonte des cloches dans différentes grandes villes de France, mais on dut se rendre compte de la résistance des habitants comme des inconvénients à enlever tout mode collectif de communication sonore, puisqu'à partir de juillet 1793, une série de textes, tout en confirmant la réquisition des cloches, précisèrent que « chaque commune a la faculté de conserver une cloche qui serve de timbre à son horloge » (cloche civique).

Cloche de La Haye Pesnel (50)
Cloche historique fondue en 1793,
d'inspiration révolutionnaire dans son inscription ;
sans doute unique par son texte et...
ses fautes de français.
Le moins que l'on puisse dire est que la réquisition des cloches n'avait guère le soutien de la majorité du peuple, notamment dans les zones rurales, ni même souvent des responsables locaux ; plusieurs d'entre eux se sont fait rappeler à l'ordre par les commissaires du peuple parce qu'ils n'étaient pas assez empressés à descendre les cloches et les faire porter au chef lieu du département.
Nos aïeux tenaient à leurs cloches, qui souvent avaient été fondues sur la place du village, qui avaient été bénies lors d'une cérémonie solennelle et populaire. Des incidents frôlant l'émeute se produisirent en maints endroits ; aussi, dans de nombreux cas, des cloches furent décrochées discrètement et cachées dans un tas de fumier ou enterrées dans un lieu sûr.
Certaines cloches durent leur salut au fait qu'elles étaient inaccessibles. Vu le désordre qui régnait quelquefois sur les lieux de regroupement et qui provoquait de véritables embouteillages de charettes, il arrivait que l'une d'entre elles, après enregistrement du contenu, repartait avec quelques cloches enfouies sous divers matériaux !
Des échanges furent permis entre une cloche fêlée et une en meilleur état. C'est ce qui explique sans doute la présence, dans le clocher de certains villages, de cloches provenant visiblement d'autres lieux.
Nous n'entrerons pas plus dans le détail de cette période mouvementée ; nous renvoyons le lecteur que cela intéresse à l'article paru sur le sujet dans Patrimoine campanaire n°7, 1989.
Dès la date de la signature du Concordat le 8 avril 1802, des tractations commencèrent pour réinstaller des cloches dans les édifices ouverts au culte. La reconstitution du patrimoine campanaire se fit lentement, étant donné l'existence d'autres urgences pour la population et peut-être par manque de cuivre absorbé par les arsenaux de l'Empire ; le véritable repeuplement des clochers ne se fit cependant que sous le Second Empire et la IIIe République.
Les deux grandes guerres de notre siècle furent aussi des périodes douloureuses pour les habitantes de nos clochers, autant à cause des bombardements qu'à cause des prélèvements faits par les occupants.

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:47

@dixpeny a écrit:Non Mais!
Ca s'peut pas s'faire parler conne ca!! Incroyable!
Un des plus serieux d'la gang en plus. La, la, y faut que fesse queke chose!
Mais (j'sais pas quoi)

Marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:48

Carmella a écrit:J'te l'avais dit que les cloches sont un sujet vaste et intéressant... Attends qu'on sorte nos drôleries!...À moins que tu veuilles nous parler de tes péchés (mignons)!...

Pendant que tu lis tous ces liens...tu t'instruis pis moissi...

En passant, toi ou ton épouse, collectionnez des cloches?...

Carmella

 

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:49

@dixpeny a écrit: Smile Smile Smile 

marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:51

carmella a écrit:Voici une histoire de cloche?...

dimanche 23 mars 2008

UNE HISTOIRE DE CLOCHE
 
On dit qu’à Pâques, les cloches sonnent à toute volée car, venant de Rome, elles annoncent la fête pascale.

Cette histoire de cloches m’a inspiré une autre histoire. C’est celle d’un type un peu cloche qui était sensible à tout ce qui cloche et à tout ce qui est en cloche. En somme, il n’entendait en permanence qu’un seul son de cloche. Ce qui confirme le dicton : « qui n’entend qu’un son, n’entend qu’une cloche ». Merle était son nom, Cloche son prénom. Il habitait juste à côté du clocher de l’église du village. Il pouvait ainsi entendre sonner la cloche tous les quart d’heure. Et les dimanches ou lors d’évènements religieux, il exultait lorsque les cloches s’en donnaient de plus belles. Le son des cloches lui faisait tourner la tête. Cela lui donnait des ailes et de voir trente six mille chandelles.

Par contre lorsqu’un problème se posait à lui, Cloche se mettait bizarrement à élaborer des courbes en cloche. Pour tout dire, la cloche était sa compagnie. Il mangeait des plats qu’il gardait au chaud sous cloche, protégeait du froid ses plants de légume en les mettant sous cloche. Comble du raffinement, Il veillait que les produits forts odorants comme les fromages ou les fumés… soient toujours sous cloche. Mais un jour, après s’être tapé la cloche, et alors que le son des douze coups de minuit raisonnaient encore à ses oreilles, ne voilà-t-il pas que son cœur avait, comme on dit au pays, des petits coups de cloche comme pour lui signifier une alerte passagère. Il est vrai c’était un bon vivant. En somme, cela clochait bien pour lui.

Cloche Merle vivait au rythme des cloches et au son des carillons. Ses promenades dans la campagne étaient des moments de bonheur. Il tombait d’admiration devant toutes les fleurs à cloches et particulièrement les petites clochettes blanches que la nature déversait à chaque printemps. Ainsi de cloche en cloche, notre brave homme, un jour, prit malencontreusement un gros coup de cloche après s’être cogné au chambranle d’une armoire au chapeau en forme de cloche. Il n’hésita pas alors de faire sonner la grosse cloche, en appelant le docteur. Ce dernier a failli le mettre sous cloche dans l’hôpital du gros bourg voisin. Il n’en fut rien. Car notre espèce de cloche pris la cloche de bois. Il quitta sa maison de Clocheville et parti sur les routes de clochers en clochers comme un vagabond. On le retrouva quelques années plus tard clochard et membre de la cloche. Il se déplaçait péniblement, souvent à cloche-pied rêvant aux temps des cloches qui raisonnaient au dessus de sa tête de cloche.

Et un jour, le sort lui fut fatal. C’était le jour de Pâques, il mourut dans la solitude alors que l’on fêtait la résurrection. Les cloches sonnèrent le tocsin en écho aux carillons des cloches pascales.

La morale de cette histoire, c’est que « l’on ne peut pas sonner les cloches et aller à la procession. »

Publié par Marc HEIMERMANN
http://marcdefabrique.blogspot.com/2008/03/une-histoire-de-cloche.html

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:51

@doyen a écrit:Le voici ton Cloche Merle.


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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:53

@dixpeny a écrit:Et les cloches sonnent!!
Mais ecoutez tres bien!!
Carmella! c'est vraiment une autre dimension celle-ci!! Awesome!!
J'aime beaucoup!!

Marcel
P.S: On ne colectionne pas les cloches et je n'ai aucun peche mignon!!

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:54

@dixpeny a écrit:Il y a aussi les cloches du Jura! tres impressionantes!
Ellse sonnet 24 heures par jour celles-la! oui 24!
Marcel https://www.youtube.com/watch?v=1SvA8MMap-A&feature=related

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 00:59

carmella a écrit:Ce que j'adore ces clarines à vache...

J'ignore si chez Ti-Charles, leurs vaches avaient ces cloches au cou mais chez-nous, du temps de grand-père Philippe, les vaches portaient des cloches gravées et mon père abandonna cette tradition. Je me souviens que ces clarines en fer étaient bien rangées dans une armoire de la remise. Mausus, j'aurais donc dû les ramasser avant qu'on fasse encan en 71...

clic




Elles étaient de ce type mais j'ignore d'où elles étaient fabriquées. Peut-être que Marcel sait...Y avait sûrement des fonderies de cloches ou clarines ou grelots pour les bêtes au Québec...À moins qu'elles venaient des États.

Mes chèvres portaient une petite clarine comme parure.

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 01:01

@dixpeny a écrit:C'est-ti lui ton Cloche Merle?
Ecoute attentivement ce reportage! Mais surtout les mots qu'il utilise pour decrire son travail!!
Tres fascinant!!
https://www.youtube.com/watch?v=n8R9R9O4hIg&feature=related

Marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 01:03

@dixpeny a écrit:Voici un site tres interessant concernant les cloches.
http://tchorski.morkitu.org/2/campa.htm
J'ai fait parvenir les photos de mes cloches a cette personne en Belgique via e-mail.
Les prposes de ce site sont effectivement a la recherches de cloches. Plus precisement de cloches d'Eglise, n'importe la grosseur.
Comme ils l'explique, ce n'est pas la grosseur de la cloche qui a de la valeur, mais bien son histoire et aussi
l'epigraphie campanaire (mausus que je m'en viens bon hein!!)
Alors, j'attends, mais je suis tres curieux de savoir.

Clic moi s.v.p.

Marcel

Bonne nuit a tous

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par René Arbour le Jeu 15 Aoû 2013, 01:05

Carmella a écrit:Merci pour ce lien très bien commenté!...J'adore cette image familiale d'autrefois!...

Quelle bonne idée, Ti-Marcel!...

Bon...en attendant d'avoir la réponse de la préposée belge au sujet de ta cloche de l'église de Bellevue...

Je vais te parler de ma collection de clochettes car il faut bien le dire... je suis une campanophile!

S'il y a quelquechose que je tenais à conserver même à travers mes déménagements, c'est bien cette collection d'une centaine de petites clochettes, clarines et grelots qui viennent de partout, accumulés au fil des ans, lors de voyages ou reçus en cadeau.

21%20images.jpg (2.24 Kio) Vu 471 fois

Chacune ou chacun est significatif...entre autre, ces grelots du Laos qui accompagnent les rituels religieux...




Tout comme ces petites cymbales (tingsha) tibétaines.




Vous vous souvenez de la cloche de la maîtresse d'école?




Une petite clarine alpine




Ah! les enfants...je lui avais pourtant dit d'aller faire son tit pipi avant de sortir...

Bonne journée!

Carmella

 

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:06

carmella a écrit:LES CLOCHES AU CANADA
 
Instruments à percussion qui, en raison de leur forme et du matériau dont ils sont faits, émettent lorsqu'ils sont frappés des sons caractérisés par un grand nombre de sonorités partielles (n'appartenant pas à la série des harmoniques naturelles). Les sons les plus aigus s'évanouissent presque immédiatement, tandis que les plus graves continuent de résonner pendant une durée appréciable. La plupart des cloches sont faites de bronze, un alliage de cuivre et d'étain, mais certaines sont fabriquées avec d'autres alliages souples ou même en argile. Il y a deux principaux types de cloches : la cloche « ouverte » en forme de cône (la plus courante) et la boule creuse ajourée appelée grelot ou crotale. Le son est produit quand la cloche est frappée avec un objet dur (habituellement métallique) et laissée librement en vibration. Les cloches ouvertes sont frappées avec un marteau extérieur (dans le cas des cloches fixes d'une horloge) ou un battant, c'est-à-dire une tige fixée à l'intérieur (pour les cloches ou carillons que l'on met en branle). Les crotales renferment une bille de métal en liberté qui frappe la surface interne de la cloche quand on l'agite.

Aucun instrument n'est aussi variable dans ses dimensions. Les cloches en forme de cône mesurent entre 5 mm et 3 m de diamètre, certaines excédant même 5 m pour un poids de 20 tonnes. Les crotales varient de moins de 5 mm à environ 0,3 m de diamètre. Plus les dimensions de la cloche sont importantes, plus le son porte loin. Les fréquences graves des très grosses cloches sont audibles à une plus grande distance que le son de tout autre instrument, et se propagent dans toutes les directions.

Les cloches peuvent être sonnées une à une ou en suivant la gamme, comme dans les carillons et les clochettes. Les crotales, qui sont avant tout des instruments de rythme, servent parfois chez les danseurs à souligner les mouvements. Les crotales à intonation précise figurent dans quelques oeuvres orchestrales, notamment les Danses allemandes de Mozart et une symphonie de Percival Price, The Saint Lawrence. Certains orchestres russes et français emploient de grosses cloches ouvertes, mais la plupart des ensembles font appel à des cloches tubulaires pour imiter le son de cloches véritables. Les cloches tubulaires sont parfois aussi utilisées dans les pseudo-carillons de clochers d'églises et peuvent même être actionnées électroniquement à l'aide d'un clavier aménagé ailleurs.

L'un des instruments les plus anciens, la cloche existait chez la plupart des populations préhistoriques qui travaillaient le métal. Dans les temps modernes, on la trouve partout dans le monde. Traditionnellement, elle a servi avant tout à donner l'alerte. On utilisait des séries de cloches accordées dans les ensembles musicaux de l'époque de Confucius, vers 500 avant J.-C. Les grosses cloches conçues pour être entendues de très loin commencèrent à être employées dans les temples bouddhistes vers l'an 300 après J.-C., et les chrétiens utilisèrent les cloches d'église pour la première fois vers l'an 1000 après J.-C.

Les premiers explorateurs européens rapportèrent l'existence de petites cloches en Amérique du Sud et en Amérique centrale, mais non dans les régions aussi septentrionales que le Canada. La Compagnie de la Baie d'Hudson installa de grosses cloches européennes à ses postes de traite dès 1683 pour rappeler ses employés du travail et donner l'alarme. Elle introduisit également les crotales chez les Indiens de l'Ouest du Canada.

Historique de quelques cloches au Canada.

Une première mention des cloches au Québec paraît dans les Relations des Jésuites (vol. XXVII, p. 101) : « Le 25 [novembre 1645] fut mise à la paroisse une plus grosse cloche au lieu de la petite qui y estoit. » En 1666, Robert Giffard fit don à l'église de Beauport (Québec) d'une cloche française de l'époque de Louis XIV. Cependant, les premières cloches d'origine canadienne furent installées à Québec en 1664. Selon Louis Bertrand de La Tour, curé d'une paroisse de Québec au XVIIIe siècle (cité dans Louis Jolliet d'Ernest Gagnon, 3e édition, p. 33), « Sur la fin de l'année 1664, M. l'Évêque fit la bénédiction des trois premières cloches du Canada, qui jusque-là n'avait que quelques clochettes : ces cloches furent fondues dans le pays. » On sait que l'église paroissiale de Montréal, qui ouvrit ses portes en 1656, avait un clocher muni de deux cloches, mais on ignore à quelle date ces cloches furent installées. L'existence de cloches est mentionnée dans des documents historiques de 1672 et de 1683. En 1710, la reine Anne d'Angleterre donna une cloche d'église à un groupe d'Iroquois habitant dans l'actuel État de New York. Cette cloche fut apportée plus tard au Canada par la princesse mohawk Catherine (future épouse de Joseph Brant) et installée en 1786 dans une église du Haut-Canada, au village qui devint Brantford, Ont. En Colombie-Britannique, les cloches arrivèrent de Russie par l'Alaska et du Mexique par l'entremise de commerçants et de pirates espagnols attirés par le Nord. L'une des plus grosses cloches d'Amérique du Nord (11 240 kg) fut placée en 1843 dans le clocher ouest de l'église Notre-Dame de Montréal. Cette cloche, la « Jean-Baptiste » ou Gros Bourdon, se fendit six mois après sa première mise en branle, mais fut remplacée six mois plus tard par une autre de même dimension. Il fallait, dit-on, 12 hommes pour en tirer les câbles. Par la suite, elle fut actionnée électriquement et seulement en des occasions spéciales. Elle était encore en usage en 1991. Une dame anglaise, Angela Georgina Burdett Coutts, fit don en 1862 d'un carillon de huit cloches à l'évêque de la Colombie (britannique). Le carillon fut installé en 1865 dans un clocher de l'église Holy Trinity, à New Westminster, C.-B., construit pour le loger. Quelque temps plus tard, le soldat Howse, des Royal Engineers, organisa un club de sonneurs à l'église. Toutes les cloches de ce carillon, sauf la cloche ténor (la plus grave), furent détruites par l'incendie qui ravagea l'église en 1898. Celle qui subsista fut remise en usage quand la cathédrale rouvrit ses portes en 1899. La première cloche posée à Vancouver fut mise en place en 1873 dans la coupole de l'église méthodiste Indian Wesleyan située près de la plage au pied de la rue Abbott (plus tard rebaptisée rue Water). La ville de Victoria reçut en don une cloche de 0,9 tonne de la communauté chinoise. Coulée en Chine en 1627, elle fut à l'origine la propriété de la famille Lew; elle fut placée au Beacon Hill Park en 1904.

Les trois cloches de l'ancien hôtel de ville de Toronto furent sonnées pour la première fois le 31 décembre 1900 et demeuraient en usage en 1991. Elles pèsent respectivement 5400 kg, 1504 kg et 857 kg. Les quarts d'heure sont sonnés par la petite cloche en si bémol, les demi-heures à la fois par la cloche moyenne en mi bémol et la petite cloche, les trois-quarts d'heure avec ces deux mêmes cloches mais en succession, et les heures par la grosse cloche en si bémol. En 1911, l'église Saint John's de Peterborough, Ont., installa 13 cloches qui furent plus tard connues sous le nom de People's Chimes et sonnées chaque jour jusqu'en 1967. En octobre 1977, l'Ontario reçut en cadeau une cloche de temple japonais lors de la célébration du 100e anniversaire de la venue des premiers Japonais au Canada. Cette cloche, d'un poids de près de 0,9 tonne, fut accrochée dans une pagode sur l'îlot ouest d'Ontario Place. Une fonderie de cloches fut ouverte par Carl Stoermer à Breslau, Ont., en 1931.

Les sonneurs de cloches répètent souvent avec des clochettes, et on trouvait encore des ensembles de clochettes d'un bout à l'autre du pays en 1991, notamment le Harriet Clark Memorial Handbell Choir à Fredericton, N.-B., et le groupe dirigé par Ted Eames de Prince George, C.-B., qui se produisit à l'Expo 70 à Osaka, Japon, sur l'invitation du gouvernement japonais. En 1988, les Regina Bell Ringers enregistrèrent trois oeuvres pour cloches de Thomas Schudel.

Edward Lye (de la Lye Organ Company.) et ses descendants sonnèrent les cloches de la cathédrale Saint James' de Toronto pendant 96 ans (1867-1963). Depuis 1950 environ, on sonne rarement les cloches à force de bras; les claviers (mécaniques et électriques) et les mécanismes d'horlogerie ont en grande partie supplanté les câbles et les carillonneurs. Il y eut cependant une mise en branle manuelle mémorable le 16 juin 1973, à la cathédrale Holy Rosary de Vancouver : un groupe de carillonneurs anglais y exécuta pour la première fois en Amérique du Nord une volée qui dura trois heures et trois minutes. Le début et la fin de ce concert figurent sur l'enregistrement The Vancouver Soundscape (1974, EPN-186) du World Soundscape Project. Les cloches elles-mêmes, quelle que soit la méthode employée pour les mettre en branle, continuent de jouer un rôle primordial dans la vie des villes et des villages Suspendues dans les églises, les hôtels de ville, les écoles ou les casernes de pompiers, elles sonnent encore l'heure de la messe, le coup de midi, le retour en classe et l'alerte au feu. Dans les grands centres urbains cependant, les véritables carillons sont devenus plus rares au cours des dernières décennies; ils ont progressivement été remplacés par des enregistrements ou des appareils électroniques, ou ont simplement cessé de servir. R. Murray Schafer faisait observer dans le livret accompagnant The Vancouver Soundscape que, des 211 églises de Vancouver, 11 seulement possédaient de vraies cloches, 20 faisaient jouer des carillons enregistrés et que les 180 autres étaient silencieuses.

Parmi les musiciens canadiens qui collectionnent les cloches se trouvent Percival Price et John Wyre. Price est une autorité en matière de cloches et de campanologie. En 1982, il fit don de sa collection personnelle à la Bibliothèque nationale du Canada qui l'utilisa en 1986 dans une exposition intitulée « Les cloches à travers les siècles ». Quant à la collection de Wyre, elle continua de servir en concert, tant à son propriétaire qu'à l'ensemble de percussions Nexus; Wyre est l'auteur d'une oeuvre intitulée Bells, commandée par Seiji Ozawa pour le festival de musique contemporaine de l'Expo 70.

Auteur Percival Price

Bibliographie
Sheila GORMELY, « Tongues of bells tell many tales », London Free Press (10 févr. 1962).

« The Bellfounders of Breslau », Canadian Weekly (23 juin 1962).

Elva FLETCHER, « His home is a bell-ringer's paradise », Country Guide (déc. 1972).

Corday Mackay ATKINSON, « Beacon Hill's Chinese bell », Daily Colonist (Victoria, 15 juill. 1973).

Melva Treffinger GRAHAM, « , a parish musician looks beyond the keyboard », Quarterly du CRCO (avril 1978).

Percival PRICE, Bells and Man (Oxford 1983).

Stephen C. WILLIS, Les Cloches à travers les siècles (Ottawa 1986).
http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?...-Canada-

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:11

@doyen a écrit:dixpeny a écrit:J'ai des photos de deux autres cloches a la meme Eglise.
Je sais pas si elles ont ete coulees a la meme place.
Sur la premiere photo on voit la date 1928
Quelqu'un connaitrait-il l'artisan qui l'aurait coulee?
Marcel


Moi je vois 1802 B ou 1892 B,. Il y a cinq chiffre ou lettre, ça ne peux pas faire 1928.

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:11

@dixpeny a écrit:Well!Well!Well!
C'est pour dire hein! J'ai vu cette cloche plusieurs fois et c'est la premiere fois que je realise que c'etait pas la bonne date.
merci Doyen!
Sur l'autre, on voit un peu quelque lettres juste chaque cote de la croix. Ca ressemble a des "x".
peut-etre l'annee inscrite en latin.
Merci encore Doyen!

Marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:11

carmella a écrit:Je lis aussi 1802 ou 1902...Elles sont superbes ces cloches de Bellevue en Alberta.

Pourquoi ne te renseignes-tu pas directement au curé de cette paroisse? Y doit bien avoir l'historique de ces cloches ainsi que leur nom.

As-tu lu l'article (historique) des cloches du Canada ci-haut mentionné, par Percival Price?...Elles viennent peut-être de la fonderie Breslau en Ontario...non ce n'est pas elle car elle débuta qu'en 1931. Ou bien de la fonderie Paccard en France avec cette petite croix qui est leur marque de commerce...

Très intéressant...

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:12

@dixpeny a écrit:Merci Carmella. Je dois attendre avant de voir le cure ( non pas a cause des peches) , mais il est en vacances pour un mois au Pakistan.
Marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:13

carmella a écrit:Holy Bell!...Pas au Pakistan, Ti-Marcel?...Y sont dans l'eau jusqu'au cou...c'est pas une joke!...

Dans un mois pour tes péchés?...La liste risque d'être longue pour ce pauvre curé, j'ose espérer, qu'il sera sauvé des eaux et qu'il reviendra à temps au confessionnal pour le plus grand bien de ton âme si tu veux être sauvé des malédictions de l'enfer!...Réussira-t-il à te sauver par la cloche...qui sait!...

Bon dimanche!


carmella a écrit:CLOCHES PRESTIGIEUSES

clic




Markham, près de Toronto Canada : la plus grosse sonnerie en volée du Monde !

En 1985, trois cloches monumentales furent commandées par la Slovak Greek Catholic Foundation. Elles prirent place dans le courant de l'année 1986 dans la nouvelle Cathédrale de la Transfiguration, érigée à Markham, près de Toronto (Ontario, Canada).

Le mécène de ce projet, Monsieur Roman, émigré ayant quitté la Slovaquie pour le Canada en 1986, voulut répondre à la demande de la très importante communauté slovaque de sa ville d'adoption.

Il construisit alors une somptueuse Basilique qu'il dota de trois cloches monumentales : Etienne (Stephen en anglais), 19 tonnes, Anne, 10 tonnes et Daniel, 6 tonnes.

De la commande à l'installation, il aura fallu un an et demi de travail ! Parties en camion d'Annecy, elles ont été embarquées dans un cargo au Havre. Après trois semaines de traversées, elles ont débarqué à Halifax (Nouvelle Ecosse) et ont été acheminées par camion jusqu'à Markham.

Il s'agit de la plus grosse sonnerie en volée du monde, c'est à dire du plus gros ensemble de cloches sonnant en se balançant (par opposition aux cloches sonnant à poste fixe).
http://www.paccard.com/fonderie/fr/markham.php



Liberty Bell en 1752



"La cloche la plus répliquée à travers le monde"
Cette cloche est un symbole de liberté et de paix. Elle fut commandée par le gouvernement des Etats-Unis en 1950 pour faire revivre la célèbre "Liberty Bell" qui avait sonné la proclamation de l'Indépendance le 4 juillet 1776 à Philadelphie. Commandée par le gouverneur William Penn, elle fut fondue en 1752 en Angleterre. Cependant, victime d'un accident au cours du voyage vers l'Amérique, la cloche fut refondue par des fondeurs américains en 1753.
http://www.paccard.com/fonderie/fr/la_liberty_bell.php

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:18

carmella a écrit:Il ne reste que cinq fonderies de cloche en France

Fonderie de cloche alsacienne


Cloches : André Voegelé, le fondeur qui fabrique des gerbes de sons

Pour André Voegelé, dont la famille est spécialisée dans l’art campanaire depuis quatre générations, « chaque cloche est unique ».
L’un des cinq fondeurs de cloches de France travaille à Koenigshoffen. Sa famille est à l’origine de la musique des cloches de la cathédrale de Strasbourg.

 À l’entrée de l’atelier d’André Voegelé, un « jardin de cloches » pousse dans la cour. Ornées d’inscriptions gothiques, elles remontent à un temps où les fondeurs ouvrageaient les cloches avec amour, suivant la demande de leurs clients. La plus lourde vient d’une église colmarienne. Son poids dépasse les trois tonnes.

« Le moule est enfoncé dans la terre pour l’empêcher d’exploser sous l’effet de la chaleur »

André Voegelé les garde toutes pour éviter leur refonte pour un autre usage du précieux métal. « Chaque cloche est unique. Pour chacune d’entre elles, il faut prendre des mesures extrêmement précises, afin d’envisager quel son elle doit produire par rapport aux autres cloches plus anciennes », détaille le fondeur.

C’est à Koenigshoffen même qu’André Voegelé fond les siennes. Le secret de la fabrication vient du « profil », le gabarit en bois qui détermine la forme de la cloche et son épaisseur. Une erreur de quelques millimètres, et la cloche sonne faux.

« La fabrication est traditionnelle, avec des moules en argile, explique l’homme de l’art. La coulée est composée ordinairement de 78 % d’étain et de 22 % de cuivre. Elle se fait à une température de 1 150° dans le moule, qui est enfoncé dans la terre pour l’empêcher d’exploser sous l’effet de la chaleur. »

Une fois le moule déterré et la cloche polie, le fondeur écoute le son. Celui que sa famille produit depuis quatre générations maintenant.

« Aujourd’hui, il n’y a que quatre autres fondeurs en France : en Normandie, en Moselle, dans le Centre, à Orléans, et à Annecy »

Entre 1976 et 1978, Auguste Voegelé, son père, a fondu sept cloches pour la cathédrale de Strasbourg. Elles sont deux fois plus épaisses que le poids habituel. Le son produit est « plus moelleux ». En 2007, c’est André qui fabrique une cloche en mi-bémol de 1 605 kg, qui sera installée dans le beffroi. Sa marque y est apposée.

Cette tradition lie André Voegelé aux grandes familles d’artisans, qui travaillaient sans relâche dans et autour de la cathédrale. « Aujourd’hui, il n’y a que quatre autres fondeurs en France : en Normandie, en Moselle, dans le Centre à Orléans et à Annecy », indique-t-il. D’itinérante, la vie des fondeurs s’est sédentarisée au début du siècle dernier. Période durant laquelle les Voegelé ouvrent leur atelier d’abord à Cronenbourg, avant de s’installer à Koenigshoffen. « Depuis le Moyen âge, les cloches étaient fondues au pied des églises, car on ne pouvait pas les transporter loin. Les fondeurs parcouraient donc l’Europe entière », raconte André Voegelé.
 
L’art campanaire est toujours vivant : les missions africaines, l’Amérique du Sud sont autant de lieux où partent aujourd’hui les cloches alsaciennes.

Textes et photos : Sailesh Gya
http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/1492677/C...

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:24

@dixpeny a écrit:Non Mais!
Ca s'peut pas s'faire parler conne ca!! Incroyable!
Un des plus serieux d'la gang en plus. La, la, y faut que fesse queke chose!
Mais (j'sais pas quoi)

Marcel

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:24

carmella a écrit:J'te l'avais dit que les cloches sont un sujet vaste et intéressant... Attends qu'on sorte nos drôleries!...À moins que tu veuilles nous parler de tes péchés (mignons)!...

Pendant que tu lis tous ces liens...tu t'instruis pis moissi...

En passant, toi ou ton épouse, collectionnez des cloches?...

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:25

@dixpeny a écrit:Smile Smile 

marcel I love you 

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:26

carmella a écrit:Voici une histoire de cloche?...

dimanche 23 mars 2008

UNE HISTOIRE DE CLOCHE
 
On dit qu’à Pâques, les cloches sonnent à toute volée car, venant de Rome, elles annoncent la fête pascale.

Cette histoire de cloches m’a inspiré une autre histoire. C’est celle d’un type un peu cloche qui était sensible à tout ce qui cloche et à tout ce qui est en cloche. En somme, il n’entendait en permanence qu’un seul son de cloche. Ce qui confirme le dicton : « qui n’entend qu’un son, n’entend qu’une cloche ». Merle était son nom, Cloche son prénom. Il habitait juste à côté du clocher de l’église du village. Il pouvait ainsi entendre sonner la cloche tous les quart d’heure. Et les dimanches ou lors d’évènements religieux, il exultait lorsque les cloches s’en donnaient de plus belles. Le son des cloches lui faisait tourner la tête. Cela lui donnait des ailes et de voir trente six mille chandelles.

Par contre lorsqu’un problème se posait à lui, Cloche se mettait bizarrement à élaborer des courbes en cloche. Pour tout dire, la cloche était sa compagnie. Il mangeait des plats qu’il gardait au chaud sous cloche, protégeait du froid ses plants de légume en les mettant sous cloche. Comble du raffinement, Il veillait que les produits forts odorants comme les fromages ou les fumés… soient toujours sous cloche. Mais un jour, après s’être tapé la cloche, et alors que le son des douze coups de minuit raisonnaient encore à ses oreilles, ne voilà-t-il pas que son cœur avait, comme on dit au pays, des petits coups de cloche comme pour lui signifier une alerte passagère. Il est vrai c’était un bon vivant. En somme, cela clochait bien pour lui.

Cloche Merle vivait au rythme des cloches et au son des carillons. Ses promenades dans la campagne étaient des moments de bonheur. Il tombait d’admiration devant toutes les fleurs à cloches et particulièrement les petites clochettes blanches que la nature déversait à chaque printemps. Ainsi de cloche en cloche, notre brave homme, un jour, prit malencontreusement un gros coup de cloche après s’être cogné au chambranle d’une armoire au chapeau en forme de cloche. Il n’hésita pas alors de faire sonner la grosse cloche, en appelant le docteur. Ce dernier a failli le mettre sous cloche dans l’hôpital du gros bourg voisin. Il n’en fut rien. Car notre espèce de cloche pris la cloche de bois. Il quitta sa maison de Clocheville et parti sur les routes de clochers en clochers comme un vagabond. On le retrouva quelques années plus tard clochard et membre de la cloche. Il se déplaçait péniblement, souvent à cloche-pied rêvant aux temps des cloches qui raisonnaient au dessus de sa tête de cloche.

Et un jour, le sort lui fut fatal. C’était le jour de Pâques, il mourut dans la solitude alors que l’on fêtait la résurrection. Les cloches sonnèrent le tocsin en écho aux carillons des cloches pascales.

La morale de cette histoire, c’est que « l’on ne peut pas sonner les cloches et aller à la procession. »

Publié par Marc HEIMERMANN
http://marcdefabrique.blogspot.com/2008/03/une-histoire-de-cloche.html

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:27

@doyen a écrit:Le voici ton Cloche Merle.

https://www.youtube.com/watch?v=1h14XUVosBI

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:27

@dixpeny a écrit:Et les cloches sonnent!! https://www.youtube.com/watch?v=4f6YhXC3fNI
Mais ecoutez tres bien!!
Carmella! c'est vraiment une autre dimension celle-ci!! Awesome!!
J'aime beaucoup!!

Marcel
P.S: On ne colectionne pas les cloches et je n'ai aucun peche mignon!!

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:27

@dixpeny a écrit:Il y a aussi les cloches du Jura! tres impressionantes!
Ellse sonnet 24 heures par jour celles-la! oui 24!
Marcel https://www.youtube.com/watch?v=1SvA8MMap-A&feature=related

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:28

@dixpeny a écrit:Hein! Mais celui qui fait pipi, est-ce une cloche ou des grelots?

Marcel :  

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:42

carmella a écrit:Devine, Ti-Marcel?...

J'ai une proposition à te faire...veux-tu m'accompagner en Acadie?...Il paraît qu'ils en ont de belles aussi...

À la recherche de la cloche de Grand-Pré

Suite à la déportation des acadiens de Grand-Pré à l'automne 1755 l'église de St-Charles-des-Mines fut incendiée par les soldats de la Nouvelle Angleterre. On apprend en lisant le journal du Col. Winslow qu'à sa demande les objets sacrés de l'église paroissiale avaient été retirés avant son occupation militaire. Toutefois il n'y a pas un mot concernant la cloche. Y avait-il une cloche dans le clocher de cette église? Qu'est-il advenu de cette cloche?

La chanson thème du Congrès Mondial Acadien 2004, "Je reviens au berceau de l'Acadie" contient à la quatrième ligne du deuxième paragraphe le vers suivant:

"J'entend les carillons de Grand-Pré".

Henry Wadsworth Longfellow fait référence à la cloche de Grand-Pré à plusieurs reprises dans son célèbre poème "Tale of Acadie":

…Fairer was she when, on Sunday morn, while the bell from its turret
Sprinkled with holy sounds the air, as the priest with his hysop
Sprinkles the congregation, and scatters blessings upon them,…

…Thus passed the evening away. Anon the bell from the belfry
Rang out the hour of nine, the village curfew…

…And lo! with a summons sonorous
Sounded the bell from its tower…

…Sweetly over the village the bell of the Angelus sounded…

Il y a une longue liste de romans, poèmes, chansons, qui font référence à la cloche de Grand-Pré. La cloche de Grand-Pré n'aurait-elle existé que dans la littérature?

L'histoire nous apprend très peu de chose sur l'église de St-Charles-des-Mines. Elle fut pourtant le théâtre des évènements historiques des plus importants. Faute d'une description écrite on ne pourrait, semble-t-il, en reconstruire une réplique. On devine qu'elle était spacieuse puisqu'on y a réuni tous les hommes et garçon âgés de plus de dix ans le 5 septembre 1755. On peut imaginer que cette église était simple car les officiers anglais qui avaient décrit élogieusement l'église voisine de St-Joseph-de-la-Rivière-aux-Canards (avant de l'incendier) nous fournissent aucun qualificatif sur celle de Grand-Pré.

Avait-elle tout au moins un clocher? L'Abbé H. R. Casgrain dans son livre "Une Seconde Acadie" rapportant la bataille de Grand-Pré en février 1747 nous éclaire à ce sujet à la page 184:

"Aussitôt après, [L'acte de capitulation] le Chevalier de la Corne ordonna de descendre le drapeau anglais qui flottait au sommet du clocher de l'église"

Oui il y avait bien un clocher mais c'est toujours le silence concernant sa cloche.

Afin de mieux comprendre le sort de la présumée cloche de Grand-Pré une étude historique de la cloche des autres églises acadiennes s'impose. Heureusement le père Clarence D'Entremont, historien réputé, a publié dans le journal "Yarmouth Vanguard" une série d'articles sur les cloches acadiennes. En voici un résumé.

Port-Royal

Nous apprenons que déjà en 1652 il y avait au moins deux cloches à Port-Royal. Ces deux cloches, l'une pesait 200 livres et l'autre 100 livres, ont été emportées à Boston lors du raid de Sedgewick. Port-Royal resta sans cloche pendant un demi siècle. En effet en 1701 il n'y avait toujours pas de cloche. En 1706 nous apprenons du Ministre Français que la cloche livrée craqua au premier coup. Une nouvelle cloche fut fondue. C'est probablement celle qui fut baptisée MARIE BELLE. Celle de l'église St-Jean-Baptiste de Port-Royal.

Selon la tradition, apprenant l'intention des anglais à l'automne 1755 les habitants de Port-Royal avaient décroché la cloche. Dans un endroit connu seulement du prêtre elle avait été enfouie avec l'argent des paroissiens qui espéraient revenir, un jour, à Port-Royal. Suivant le décès du curé le trésor devint introuvable.

Vers 1780, un fermier allemand du nom de Jacob Troop à qui l'on avait accordé une terre acadienne, frappa cette cloche avec sa charrue. Depuis, sans savoir pourquoi, les voisins avaient, semble-t-il, remarqué que Jacob Troop vivait bien à l'aise sans trop travailler. Ce n'est que vingt ans plus tard que sa découverte fut connue lorsqu'il décida de donner la cloche au père Sigogne curé de Baie-Ste-Marie, paroisse acadienne.

Malheureusement cette cloche fut détruite lors du grand incendie du 12 septembre 1820 qui brûlât tous les édifices sur des milles et des milles, incluant l'église. Le père Sigogne fit alors une collecte de vieux sous qui possiblement avec quelques débris de l'ancienne cloche servit à couler la nouvelle cloche qui fut bénite en 1823 à la Pointe-de-L'Église. En 1905 cette cloche de vieux sous fondus fut donnée à la paroisse voisine de Concession.

Les cloches de l'île St-Jean (île du Prince-Edouard)

Le 31 octobre 1753, M. Prévost, commissaire-ordinateur à Louisbourg priait le Ministre de France d'accorder les quatre cloches que les paroissiens de l'île avaient demandées. La cloche de Pointe Prime, la cloche de la Rivière Nord Est, la cloche de Malpec et la cloche de Saint Pierre arrivèrent peu de temps après. Comme ces paroisses étaient "les filles" de la paroisse de Port-Lajoie (Charlottetown) nous pensons que l'église mère avait aussi sa cloche. D'ailleurs le Père Caradet, Récollet, mentionnait en 1737 l'utilisation d'une petite cloche à l'église paroissiale.

Selon la tradition, lors de la déportation des acadiens de l'île st-Jean en 1758, les paroissiens de Saint-Pierre auraient enfoui dans le sol tous les accessoires de l'église. Tout près, le 9 août 1870, Jerald Barry accrocha avec sa charrue l'énorme cloche de Saint-Pierre. D'abord donnée à l'église protestante de Morell elle fut échangée pour une cloche neuve avec la paroisse catholique de Saint Alexis à Baie Rollo. Elle y est toujours quoiqu'elle a du être refondue étant fêlée. Elle porte l'inscription Française suivante: "Jésus-Marie-Joseph. P. Cosse m'a fait. Mechlin 1723 (en Belgique) En 1870 elle fut retirée des ruines d'une église d'un village à I.P.E. En 1882 les paroissiens de Baie Rollo m'ont fait fondre à nouveau par Meneeley et Co De West Troy, N.Y. en souvenir de leurs ancêtres acadiens".

Parmi les autres cloches enterrées de l'île St-Jean celle de Malpec fut aussi retrouvée. Elle est maintenant dans le clocher de l'Église Unies de Malpec. Celle-ci porte l'inscription latine suivante: INTER NATOS MVLIERVM NON SVREXIT MAIOR JOANNES BAPTISTA, "Parmi ceux qui sont nés d'une femme nul n'est plus grand que Jean Baptiste"

La cloche de Cobequid (Truro)

La paroisse de St-Pierre et St-Paul de Cobequid avait une église de 100 pieds par 40 pieds. La seigneurie de Cobequid avait été accordée à Mathieu Martin en 1689 pour souligner, dit-on, qu'il était le premier acadien à être né en Acadie. Cette église avait sa cloche. Les débris fondus de cette cloche furent trouvés, là où s'élevait jadis l'église, par Alexander Vance fermier de Masstown. Une masse métallique difforme et noircie est tout ce qu'il en restait.

La cloche Beaubassin-Beauséjour

L'église de Beauséjour avait sa cloche lorsqu'elle fut incendiée en 1750 (Cette fois-ci par les Français). A l'approche de Lawrence il avait été décidé de déménager les acadiens de Beaubassin situé en Acadie anglaise à Beauséjour (Acadie française). Le Père Germain avait pris soin de descendre la cloche avant l'incendie et l'apporta à Beauséjour. Cette cloche pesant 250 lbs mesurait 20 pouces de hauteur et avait à la base un diamètre de 20 pouces. Ornées de plusieurs fleur-de-lys elle avait l'inscription latine suivante: "AD HONOREM DEI FECIT F M GROSS A ROCHEFORT 1734," (En l'honneur de Dieu, F. M. Gross m'a fait à Rochefort en 1734).

Après la capitulation du Fort Beauséjour elle fut entreposée. En 1795, la cloche a repris du service dans l'église anglicane St-Marc de la région de Mount Thatley. En 1936, elle a été mise en exposition au musée du Dr. Webster au Fort Beauséjour (Aulac).
Le 14 août 2004, la cloche de Beaubassin s'est fait entendre à nouveau pour la première fois depuis 200 ans sur le site original de Beaubassin (aujourd'hui Amherst, N.-É.)
Avec la permission de l'église anglicane, la cloche est maintenant une partie de la collection permanente du Lieu Historique National du Fort Beauséjour à Aulac (N.B.).

La cloche de Tantramar (Aujourd'hui Upper Sackville N.B.)

Elle fut enterrée juste avant l'invasion anglaise de novembre 1755 . De retour d'exil, les acadiens l'amenèrent à Memramcook. Elle y fut en service pendant plusieurs années. Puis fêlée elle a été refondue avec deux autres de plus petites dimensions pour devenir une grosse cloche.

Les cloches du Fleuve Saint-Jean (N.B.)

La chapelle la plus ancienne de ce lieu fut certainement celle du fort que Charles La Tour avait construit vers 1632. Ce fort fut détruit lors du raid de Charles D'Aulnay en 1645. Ce dernier construisit son propre fort de l'autre coté de la rivière, incluant le monastère des Frères Capucins. On ne sait pas si ces églises ont eu une cloche.

Plus tard plusieurs églises furent construites successivement et ayant le même nom de Sainte Anne. Une à Jemseg, une autre à Pointe Ste-Anne (Fredericton), une troisième à Aucpaque et la dernière à Kingsclear.

Une seconde église portant le nom de St-Jean était située à Medoctek. Medoctek était le principal village des Amérindiens Malécites. Vers 1720 le roi Louis XV de France lui donna une cloche. En 1767 cette cloche fut déménagée à Ekpahoc. Puis lors de la révolution américaine en 1777, les amérindiens remontèrent, avec leur cloche, vers le nord à la rivière Keswick (Co de Restigouche).

Plus tard, la terre de la rivière Keswick fut vendue à un anglais de Fredericton. L'église fut incendiée et pendant un certain temps, on perdit la trace de la cloche de Louis XV. Puis un jour deux amérindiens Abenakis qui étaient en expédition de chasse au Madawaska reconnurent le son de la cloche de leur vielle église. A la nuit tombante ils grimpèrent au clocher. La cloche fut emportée en catimini au village amérindiens. En 1794, le père Ciquart construisit une église à la mission de Ste-Anne de Kingsclear desservant les amérindiens et les acadiens de cette région. Cette église héritât de la cloche dite de Louis XV. En 1904 la cloche fut frappée par la foudre et devint irréparable. Du métal de la cloche, de petites clochettes surmontées d'une croix furent coulées et vendues pour amasser les fonds nécessaires à la reconstruction de l'église. Vous pouvez examiner une de ces petites cloches à l'église de Ste-Anne de Kingsclear et une autre au musée de l'Université de Moncton.

Une autre cloche, celle de l'église de la Pointe Ste-Anne (Fredericton) fut détruite en février 1759 par le lieutenant Moses Hazen et ses Rangers de Boston lors de leur expédition de scalps acadiens. Les survivants de ce massacre s'enfuirent au Québec. On a jamais retrouvé les débris de cette cloche.

La cloche de Nanrantsouak.

A l'époque où l'Acadie s'étendait jusqu'au Maine, il y avait une église au village amérindien de Nanrantsouak sur la rivière Kenebec. Durant l'hiver 1721-1722 lors du raid du Colonel Thomas Westbrook de Boston, le Père Rasle avait eu le temps de cacher en forêt, avant l'incendie de l'église, les accessoires sacrés et la cloche. Le 23 août 1724 le Père Rasle connut une mort atroce aux mains des troupes Bostonnaises du Gouverneur Dummer. La cloche ne fut découverte qu'en 1808 sous un arbuste de ciguë. Elle repose depuis au musée de la Société Historique du Maine.

Les cloches du Cap Sable

Concernant les cinq églises érigées dans cette région avant l'a déportation nous ne trouvons aucun texte démontrant l'existence d'une cloche.

Toutefois, selon la tradition orale, l'église de Pubnico Est située sur cette belle colline au nord des Ruisseaux Hipson et Larkin, avec le cimetière et le Manoir D'Entremont à ses pieds, avait sa propre cloche, qui aurait été cachée à l'époque de l'Expulsion dans l'île à Hucher. On exécuta, en vain, de nombreuses recherches sur cette île.

La cloche de Saint-Pierre-et-Miquelon

En février 1793 le nouveau Gouvernement Révolutionnaire de France déclare la guerre à L'Angleterre. Le printemps suivant, le commandant Edgel s'empare de l'archipel sans aucun coup de feu. C'est probablement durant ce raid que la cloche fut emmenée à Halifax où elle fut achetée pour la future cathédrale de l'église catholique. Les autorités ecclésiastiques d'Halifax ignore le sort de cette cloche. Certains contemporains de St-Pierre-Miquelon aimeraient bien obtenir l'autorisation de grimper aux clochers d'Halifax persuadés qu'ils sont de l'existence de "leur" cloche.

Les trois cloches de la forteresse de Louisbourg

Ces trois cloches furent offertes en 1735 par Louis XV. Elles furent baptisées respectivement Saint-Louis, Saint-Antoine Marie et Saint-Jean.

La cloche de Saint-Louis était la plus grosse. En 1745, lors de la première capitulation de Louisbourg, elle fut emmenée à Portsmouth, New Hampshire et offerte à l'église "Queen Chapel". Cette église devint "St-John Church" en 1791. En 1806 un incendie détruit l'église. La cloche fut coulée à nouveau par Paul Revere de Boston et replacée dans le clocher de l'église reconstruite. En 1905, la cloche Saint-Louis craqua. Elle fut refondue mais cette fois-ci on lui a ajouté 300 livres de métal. Elle pesait alors 2600 livres. Une des inscriptions se lit: "Vox ego sum vitae--Voco vos orate venite".

La cloche de Saint-Antoine Marie avait un diamètre de 23 pouces et une hauteur de 18 pouces. Sur un des cotés de son arc de résonance figure un dessin de St-Joseph tenant l'enfant Jésus dans ses bras. Sur le support en bois on mentionne qu'elle fut coulée en Bretagne en 1723. Cette cloche échappa au pillage de 1745 mais non pas à celui de capture définitive de Louisbourg en 1758. Elle fut d'abord entreposée à Halifax puis vendue en 1773 à la paroisse Luthérienne de Lunenburg. Elle fut placée dans le clocher de l'actuelle "Zion Lutherian Church", l'église Luthérienne la plus ancienne au Canada. En 1782 elle échappa à l'invasion des corsaires américains car on l'avait cachée submergée au fond du havre "Back Harbour".

La cloche Saint-Jean ne pesait que 52 livres. On peut lire l'inscription Française "Bazin m'a fait" sous laquelle il y a un Fleur-de-Lys. Elle est restée longtemps à Louisbourg et ce n'est qu'au début du 19ième siècle quelle fut emportée à Halifax. Elle fut d'abord utilisée dans une école de la paroisse de St-Georges à Halifax. Puis elle fut donnée à l'église anglicane St-John de Fairviews (Dutch Village, Halifax). En 1896, Robertine Barry qui travaillait au quotidien "La Patrie" acheta la cloche Saint-Jean pour 100$. Elle fut placée dans le musée du Château Ramezay à Montréal.

Les cloches du monastère de Sainte-Claire (Louisbourg)

Les Pères Recollets venus de Placentia Terre-Neuve à Louisbourg en 1714 y avait érigé le monastère de Sainte-Claire. Il y avait deux cloches: la cloche Marie Joseph bénite en 1724 et la cloche Georges Angélique qui fut acquise en 1757. Cette dernière venait d'un vaisseau anglais capturé par le capitaine La Croix, un des corsaires de l'Acadie. Le parrain de la cloche Marie Joseph était Joseph Lartigue membre du Conseil Suprême de Louisbourg
Nous ne sommes pas certain du sort de ces cloches. Il y a eu une cloche à Chester, faite en France en 1700 et qui avait appartenu à un monastère. En 1840 cette cloche remplacée par une plus grosse fut utilisée comme alarme dans un vaisseau de pêche. Après un retour à Chester où elle fut utilisée pour annoncer certains évènements spéciaux elle fut installée sur le vaisseau "Peerless". Ce vaisseau fut finalement vendu mais quinze ans plus tard il est retrouvé au Chili. Il avait toujours la même cloche. Selon le père Clarence d'Entremont il serait plausible de croire qu'elle est l'une des cloches du monastère de Sainte-Claire.

Les autres cloches de Louisbourg

Il y avait la cloche nommée "l'Institut" à l'Hôpital du Roi ainsi que deux cloches à l'église paroissiale de Notre-Dame-des-Anges de Louisbourg. Nous avons perdu la trace de ces cloches. Certains croient que la cloche trouvée dans les ruines de Louisbourg en 1878 qui contenait la date 1674 et les mots " Franco Nicolas Sol de Salvador Lorenzo" était une de ces dernières. Mais il se pourrait qu'elle ait plutôt appartenu à un bateau des îles Espagnoles qui faisait le commerce à Louisbourg.

La cloche d'Ingonish (Île Royale / Cap Breton)

Ingonish fondé en 1720 reçut sa cloche nommée Jean Françoise en 1729. Elle avait l'inscription française suivante: "Pour la paroisse d'Ingonish je fus nommée Jean Françoise par Jean Decarette et par Françoise Vrail, parrain et marraine. Le fosse Huet m'a fait en 1729".
Enterrée en 1758 lors de la conquête anglaise elle fut découverte en 1849 en parfaite condition. Elle fut emportée à Sidney et a probablement été emportée en nouvelle Angleterre au milieu du 19ième siècle.

La cloche de Ste-Anne ( Île Royale / Cap Breton)

Il y avait une petite cloche à cette église. Elle fut probablement enterrée comme les autres mais en 1903 un auteur rapportait qu'elle avait été retrouvée et emportée aux Etats-Unis plusieurs années auparavant.

La cloche "Evangeline"

Un collectionneur Californien de cloches et de croix anciennes avait à son catalogue (item 82) une cloche nommée "Evangeline". Il s'agit d'une cloche en bronze avec un support en forme de U. On dit qu'elle aurait appartenu à l'un des bateaux utilisés lors de la déportation des acadiens. L'Authenticité de cette cloche est douteuse d'autant plus que l'héroïne littéraire "Évangéline" fut créée en 1847 par Longfellow.

Voilà le résumé des articles du Père Clarence d'Entremont qui avaient été publiés dans le journal "Yarmouth Vanguard" ainsi que dans "Les Cahiers de la Société Historique Acadienne", Vol III, No. 1, 1968. Ces articles sont également disponibles en-ligne à http://www.museeacadien.ca/french/archives/articles/58.htm

La cloche du Sault Saint-Louis.

Dans la nuit du 29 février 1704, un groupe d'environ 250 français et amérindiens mohawks venant de Montréal, attaquèrent le village endormi de Deerfield sur la rivière Connecticut en Nouvelle Angleterre. Une quarantaine d'habitants de ce petit village puritain furent tués alors que 112 personnes furent capturées et transportées de force, 300 milles plus au nord, à Montréal.

Parmi ces prisonniers, dont la plupart «furent convertis» au catholicisme, il y avait le ministre protestant John Williams et sa famille (sauf son épouse tuée pendant l'attaque). Sa fille Eunice Williams «adoptée» par les Mohawks devint célèbre car s'y trouvant si bien elle refusa plus tard de retourner chez les «blancs». Elle a d'ailleurs épousé un chef amérindien.

Or c'est la cloche qui pendait à l'église de Williams qui fut la cause de ce massacre et de la destruction de ce village. En effet les Mohawks rapportèrent cette cloche à la mission jésuite de Sault Saint-Louis dans le village amérindien de Caughwanaga (alias Kahnawake au sud de Montréal). Le Père Nicholas, instigateur de ce raid avait accompagné le groupe à Deerfield.

Une année auparavant cette cloche avait quittée le Havre en France sur le voilier «Le Grand Monarque». Elle avait été octroyée à l'église de la mission jésuite de Sault-Saint-Louis du fleuve St-Laurent. Or durant la traversée le Grand Monarque fut intercepté par un flibustier de la Nouvelle Angleterre. La cloche faisant partie du butin fut enfin vendue à la paroisse puritaine de Deerfield. Lorsque cette nouvelle atteignit le village mohawk il fut facile au Père Nicolas de lever un groupe de fervents pour aller récupérer leur cloche.

A son insu la cloche du Sault-Saint-Louis n'avait pas terminé de faire couler le sang et d'être la cause de nombreuses destructions. C'est justement pour venger le massacre de Deerfield que Benjamin Church vint à l'été 1704 détruire Grand-Pré. S'il y avait eu une cloche à ce moment à Grand-Pré on peut bien imaginer son sort.

Et la cloche de Grand-Pré alors?

Nous ne trouvons dans les textes de l'histoire aucune mention d'une cloche à Grand-Pré ni avant ni après la déportation.

En mars 2005 le groupe "Les Ami(e)s de Grand-Pré" fit appel, par l'intermédiaire de l'hebdomadaire régional L'Advertiser, aux descendants des Planters qui ont remplacé les acadiens du Bassin des Mines vers 1760: Y a-t-il dans ces familles une tradition orale sur l'existence de la cloche de Grand-Pré?


La cloche de Lower Horton

 Quelle fut notre surprise lorsqu'une dame âgée de Woodville nous communiqua qu'elle était en possession de cette cloche. Son défunt mari, fin collectionneur, l'avait installée sur la galerie de la maison de ferme. Les voisins même éloignés confirment qu'elle était traditionnellement utilisée lors d'évènements spéciaux tel le Jour de l'An.

Nous avons rendu visite à cette dame. Cette propriété rurale est en fait un musée privé qui n'a rien à envier aux musées gouvernementaux. Un immense patrimoine de la Vallée d'Annapolis s'y trouve.
 
Suite à notre enquête auprès de la propriétaire et de sa fille nous avons appris que, de fait, cette cloche provenait de Grand-Pré. Mais elle était au clocher de l'église Congrégationaliste / Presbytérienne de Lower Horton. Cette église était située entre la route 1 et Old Post road, adjacent au vieux cimetière. (à peine 1 km du parc de Grand-Pré)

Gravement endommagée par un incendie cette église fut démolie en 1795. La cloche fut alors réutilisée par une église de la paroisse voisine de Greenwich. Lors d'une rénovation de l'église de Greenwich la cloche fut vendue à un antiquaire de Berwick qui la céda à notre collectionneur de Woodville.

Pourrait-elle être la cloche de St-Charles-des-Mines avant d'être grimpée un km plus loin au clocher de l'église protestante? Rien ne supporte une telle hypothèse. Cette cloche n'a aucune inscription.

Au même musée privée nous avons vu une clochette à vache qui aurait été retrouvée à Morden. Était-elle une clochette utilisée par le bétail des acadiens qui avaient fui la déportation?

La légende de la cloche de Grand-Pré

Philip H. Smith, auteur de "Acadia: A Lost Chapter In American History" qui fut publié en 1884, avait inséré dans son livre d'histoire un chapitre sur les légendes. Monsieur Smith nous rapporte qu'un dénommé Pierre, guide sur les ruines de Grand-Pré était le petit fils d'un de ces acadiens qui s'étaient échappés dans la forêt en 1755.

Ce Pierre raconte que selon son grand-père la cloche et les trésors de l'église de Grand-Pré furent ensevelies dans une voûte de pierres avant l'arrivée des anglais. Mais la voûte est maintenant vide.

Certains disent que la cloche et les trésors de l'église fut déterrés par une bande de voleurs. On avait remarqué un vaisseau inconnu qui avait accosté un jour vers minuit. Quelques uns avaient même entendu pendant la nuit le son d'une cloche. Mais avant le lever du jour, une tempête s'éleva et le vaisseau disparut. On remarqua à l'endroit où la terre avait été remuée une pièce de bois qui sert à suspendre une cloche dans son beffroi. Le surlendemain des pêcheurs trouvèrent l'épave d'un vaisseau au pied du Cap Blomidon. On ne peut pas, disait-on, s'emparer vilement d'objets sacrés d'une église. C'est pourquoi la tempête se leva pour arrêter ce plan malveillant . La cloche de Grand-Pré serait-elle au fond du Bassin des Mines?

Selon le guide Pierre, son grand-père ne croyait pas à cette histoire. Ce dernier disait que le contenu de la voûte avait été embarqué sur une goélette à destination d'un petit village acadien de la Gaspésie. Une fois au large le capitaine saisit la cloche et le trésor et divisa le butin avec son équipage. Suite à ce bien mal acquis ce navire écopa d'un mauvais sort: il n'atteint jamais un rivage et tous à bord périrent. Pierre ajouta qu'encore de nos jours, lorsqu'il fait tempête dans le golfe du St-Laurent on peut parfois entendre le son de la cloche de Grand-Pré.

La légende de la cloche de la vache amenée à Lunenburg

Lors de la déportation le gouvernement avait offert aux colons allemands de Lunenburg de venir chercher à Grand-Pré le bétail à corne. Malheureusement ces "foreign protestants" étaient jusqu'à tout récemment des citadins n'ayant pas l'expertise pour rassembler un troupeau et le conduire à travers la forêt jusqu'à la baie de Lunenburg. Les acadiens avaient clôturer leur domicile mais pas leur bétail qui déambulait par les champs, marais et boisés. Une clochette attachée à leur cou divulguait leur lieu.

Leurs premières tentatives eurent pour effet d'effaroucher le bétail qui se dispersat dans les forêts environnantes. Le chaos était tel que les officiers anglais exigèrent d'eux l'arrêt immédiat de leur procédé. En effet les chevaux que ces officiers tentaient de rassembler s'enfuirent aussi dans le brouhaha germanique.

En 1923, Grace McLoad Rogers publia un recueil de contes «Stories Of The Land Of Evangeline». L'auteur utilisa les faits historiques ci-dessus cités pour créer le conte «The Cow Bells of Grand-Pré». Ce conte relate l'aventure d'Ulrica, une jeune femme de Lunenburg qui rêvait d'un revenu pour payer le passage de son bien-aimé laissé dans l'ancien monde. Ulrica décide de traverser seule, de nuit, la forêt pour se procurer la meilleure vache acadienne à Grand-Pré. En plus de choisir une bête de grande valeur elle trouve dans les ruines fumantes, derrière une pierre de la cheminée quelques écus d'or. Sur le sentier du retour, c'est grâce au son lointin de la clochette de la vache qu'Ulrica est retrouvée par un groupe de ses concitoyens.

Ce conte met en relief plusieurs possibilités concernant la cloche de l'église St-Charles-des-Mines:
Hypothèse1 : Les Allemands de Lunenburg auraient pu emporter la cloche de Grand-Pré. Souvenez-vous de la mystérieuse cloche de Chester. Le Père C. D'Entremont nous dit qu'il est «plausible» de «croire» qu'elle serait la cloche du monastère de Sainte-Claire. Ne serait-il pas aussi admissible de croire qu'elle fut apportée avec le bétail à corne de Grand-Pré?
Hypothèse 2: Les curés de Grand-Pré ont peut-être utilisé des cloches de petites dimensions à peine plus grosses qu'une cloche à vache. Les maîtres d'école d'autrefois, les crieurs publics n'utilisaient-ils pas des cloches à main.

Chasse aux trésors acadiens dans le comté de Kings

C'est dans l'actuel comté de Kings en Nouvelle-Écosse qu'on retrouve les cinq rivières à marée dont les marais furent récupérés par nos ancêtres acadiens de la région de Grand-Pré. Or dans ces marais (rivières Pereau, Habitant, Aux Canards, St-Antoine et Gaspereau) on trouve encore des objets qui y ont été enterrés il y a 250 ans.

Il faut se rappeler que la procédure d'enterrer ses biens était pour l'acadien une routine. Étant victimes des nombreux raids des militaires et corsaires de la Nouvelle Angleterre (et même canadien en 1744 et 1747) dès qu'ils appercevaient un voilier, un uniforme, les Acadiens chargeaient leur charette et dissimulaient leurs biens. Le sol était littéralement leur banque.

Depuis 1760, les «Planters», colons de la Nouvelle-Angleterre qui remplacèrent les acadiens, ont fréquemment découvert ces cachettes en labourant la terre. A chaque fois que l'on trouve des louis d'or, des ustensiles de cuisine, des outils aratoires etc.. la nouvelle se répand dans tout le comté de King.

La tradition orale conserve de génération en génération le récit de ces trouvailles et les exagère amplement. Même aujourd'hui, si un fermier acquière un tracteur neuf les jaloux se demandent s'il n'a pas découvert un trésor acadien.

En mai 2005, un fermier vint au Parc de Grand-Pré nous montrer deux marmites acadiennes qu'il venait de trouver en nivelant sa terre.

Alors si jamais on trouvait la cloche de Grand-Pré dans un de ces champs, les gens d'ici n'en seraient pas surpris.

BellHill

Une petite colline près de la rivière Pereau connue des gens de la localité sous le nom BellHill attira notre attention. Monsieur Hazel, un octogénaire de l'endroit qui avait opéré l'entreprise d'excavation héritée de son père en savait long sur les artefacts acadiens. Il nous a appris que la cloche de la chapelle acadienne de Pereau avait été enterrée à cet endroit.

Monsieur Hazel nous montra tous les anciens chemins acadiens situés entre les rivières Habitant et Pereau. C'est en creusant un fossé d'irrigation qu'il trouva le quai acadien de la rivière Habitant. Un chemin reliait ce quai au pont «submersible» construit par les acadiens pour traverser la rivière à marée Pereau. Il savait où était les caveaux des maisons acadiennes incendiées. Là se trouvaient les pierres de fondation de la chapelle. Ici c'était le presbytère. Le cimetière acadien fut trouvé lors de la construction de la voie ferrée Canning-Kinsgport.

Selon M. Hazel les fermiers qui trouvent des objets acadiens les vendent secretement à fort prix à des collectionneurs américains.

Selon ses souvenirs d'enfance son père aurait été engagé par des descendants acadiens de la Louisiane et du Québec pour creuser des endroits bien précis. Ils avaient des cartes dessinés par leurs aïeux.

C'est en élargissant, dit-il, le chemin acadien que la voirie trouva la cloche de la chapelle Pereau. Cette cloche aurait été vendue à un collectionneur Québécois dans les années 30.

Dans les textes de l'histoire nous n'avons pas trouvé de mention de cette chapelle située à la tête de la marée de la rivière Pereau. Bien qu'intrigantes et en certains points possiblement véritables ces informations doivent globalement être considérées comme «tradition orale».

Conclusion

En supposant qu'il y avait une cloche au clocher de l'église de Grand-Pré il semble que les paroissiens n'auraient pas eu le temps de descendre cette cloche. C'est en effet sur la demande du Col. Winslow qu'ils retirèrent les objets sacrés de l'église (avant de savoir qu'ils seraient déportés).

On pourrait poser plusieurs hypothèses.

-Les troupes emportèrent la cloche en Nouvelle Angleterre.
-Quelques soldats descendirent et cachèrent la cloche qui n'a pas encore été retrouvée
-La cloche fut abandonnée dans l'incendie de l'église. Le métal fondu se trouve parmi les débris.
- Peut-être qu'un jour un chercheur trouvera dans les archives des colonies de la France un acte de donation et de baptême de la cloche de Grand-Pré.
- Peut-être que peut-être…

Les églises n'avaient pas nécessairement une cloche. En leur absence un drapeau blanc ou un conque de mer était utilisé pour inviter les fidèles. St-Charles-des-Mines n'était pas la seule à ne pas laisser de trace de sa cloche. C'est le même mystère pour l'église St-Joseph-de-la-Rivière-aux-Canards, les églises Sainte-Famille et de L'Assomption de Pisiguit.

Les cloches de cette époque étaient habituellement données par l'État de la France. Elles étaient «baptisées» et avaient une inscription. On peut imaginer que certaines conditions étaient nécessaires pour en être le bénéficiaire. Nul doute que la présence d'un seigneur, d'un officier administratif ou militaire devait accélérer une telle demande. Il fallait toutefois sûrement

-avoir une église,
-avoir un curé résident,
-être en territoire Français.

Or en 1698 lorsque Mgr de St-Vallier, évêque de Québec, visita Grand-Pré les habitants lui ont promi de construire une église et un presbytère si on leur accordait un prêtre. Une église fut peut-être construite avant le raid du Col Benjamin Church en 1704 car en 1705 le lieutenant du roi, Bonaventure, fit cadeau aux habitants de Grand-Pré d'un ostensoir, d'un calice, d'un ciboire et d'un ornement complet d'autel en remplacement, dit-on, des objets saisis l'an dernier par les soldats de la Nouvelle Angleterre.

Il n'y a pas mention d'une cloche. Les habitants n'ont certes pas eu plus de temps de la cacher que les objets de l'autel. Donc, s'il y avait une cloche avant 1704 elle a été probablement dérobée par les soldats du Col. Church.

C'est seulement en 1707 que les paroissiens obtiennent enfin leur curé résident (Bonaventure Masson, Recollet). L'an 1710 sonne définitivement le glas du régime Français dans cette contrée. (Capitulation définitive de Port-Royal)

De 1707 à 1710 Grand-Pré avait une église, un prêtre et était en territoire Français.

Quand on pense que Port-Royal fut sans cloche de 1652 à 1706 il ne faut pas se surprendre que Grand-Pré sans seigneur, sans officier militaire ou administratif, avec des paroissiens réputés «plutot républicains», n'ait pu en l'espace de trois années obtenir un tel cadeau du roi.

A notre avis le clocher de l'église de St-Charles-des-Mines n'a jamais hébergé de cloche.

Roger Hétu
Grand-Pré, Bassin des Mines, Acadie
http://www.rootsweb.ancestry.com/~nsmhs/cloches/recherchecloche.html

Intéressant, n'est-ce-pas?...

Carmella

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:44

carmella a écrit:Tenez...connaissez-vous l'histoire de la cloche ''Non pareille'' de Mende, ancienne capitale du Gévaudan, au coeur du département de la Lozère, dans le Haut Languedoc, en France?...

L'HISTOIRE DE LA NON PAREILLE


Je m'appelle Marie-Thérèse,
500 quintaux je pèse,
qui ne voudra le croire, me pèse et me
repèse et qu'il me remette à mon aise.

Ces quelques vers racontent l'histoire d'une cloche qui fut, en son temps, la plus grosse de la chrétienté.

Naissance de la cloche

Au début du XVIe siècle, François de la Rovère, d'origine italienne, évêque de Mende et neveu du pape Jules II (commanditaire de la fresque de la chapelle Sixtine), souhaite doter la cathédrale d'un clocher à sa mesure. Il convoque, le 22 mai 1508, les chanoines en assemblée capitulaire. Notre évêque, Monseigneur de La Rovère a l'intention de faire construire un clocher, à ses propres frais et dépens, pour l'utilité de l'église de Mende et de la ville.

En conséquence, il supplie le chapitre de délibérer là-dessus et de déterminer le lieu qui sera le plus convenable pour l'emplacement du susdit édifice. Je dois vous dire, en outre que notre seigneur évêque est absolument déterminé à ordonner, au 1er jour, la construction de ce clocher, dès que le chapitre aura transmis une réponse favorable.

Les chanoines approuvent ce projet et décident de faire, eux aussi, construire un clocher à leurs frais. Les travaux sont achevés en 1512. Le grand clocher, celui de l'évêque, est très ouvragé, les arcs surbaissés qui surmontent les colonnes de la terrasse signalent l'influence de la Renaissance. Il mesure 84 m de hauteur. Le petit clocher, celui des chanoines, beaucoup plus sobre, n'atteint que 65 m. Ces imposantes tours ne peuvent rester muettes, elles méritent une sonnerie exceptionnelle.

En octobre 1516, 180 mulets amènent depuis Lyon 600 quintaux de métal, expédiés par Monseigneur de Rohan, évêque de Lyon.
Ce métal doit servir à réaliser trois cloches, dont "La Non Pareille".

Le battant, fabriqué près de La Levade dans le Gard, est transporté par un mulet blanc qui meurt d'épuisement à son arrivée à Mende, faubourg Saint-Jean.

La population y voit un funeste présage ...

La cloche est ensuite fondue sur place, en dessous du grand clocher, à l'emplacement de l'actuelle chapelle Notre-Dame du Rosaire.
La forme particulière de la voûte, interrompue par un cercle d'environ 4 mètres de diamètre signalerait son passage.

La famille De la Rovere

La famille Della Rovere, grande famille piémontaise, a fourni deux papes à l'Eglise et plusieurs cardinaux et évêques.

Le premier François de La Rovère fut pape de 1471 à 1483 sous le nom de Sixte IV. Il est l'oncle de Julien, le célèbre et puissant pape Jules II (pape de 1503 à 1513) qui fut évêque de Mende de 1478 à 1483. Les deux neveux de ce pape furent Clément, évêque de Mende de 1483 à 1504, et François, le frère de Clément, évêque de Mende de 1504 à 1524. Pendant 46 ans, le diocèse fut donc administré par 3 membres de cette famille. Seul le dernier, François, résidera dans son diocèse et mourra en son château de Balsièges. Les deux autres, Julien et Clément, n'y viendront jamais.

La Non Pareille

En 1517, le bourdon est hissé avec l'aide d'une puissante grue dans le grand clocher et baptisé François en l'honneur de François de La Rovère. Marie Thérèse semble être un surnom plus tardif. La population préfère l'appeler " Non Pareille " du fait de sa taille exceptionnelle. Cette cloche cumule a son époque les superlatifs, elle est la plus grande, la plus lourde mais aussi la plus bruyante. Les dimensions qui lui sont le plus souvent données sont impressionnantes : 3,25 m de diamètre, 2,75 m de hauteur et 33 cm d'épaisseur. Son poids est de 25 tonnes.

Selon la coutume, pour imaginer son gigantisme, il faut observer le toit de la tourelle d'escalier qui jouxte le grand clocher, il évoquerait par sa taille et sa forme " La Non Pareille ". Elle se fait entendre à 4 lieues à la ronde (environ 16 kilomètres), de Chanac au plateau du Roy. Elle fascine autant qu'elle effraie. La rumeur dit que les gens fragiles du cœur se réfugient dans les caves quand elle sonne, et que les mères éloignent leurs enfants de peur qu'ils n'aient les tympans crevés.

Le battant, que l'on trouve encore aujourd'hui posé à l'intérieur de la cathédrale au revers de la façade ouest, pèse à lui seul 470 kg et mesure 2,20 m de hauteur, 1,10 m de circonférence au nœud de percussion. Il est également l'objet de croyances populaires, son contact rendrait les femmes fécondes.

Destruction de la Non Pareille

Malheureusement, cette cloche exceptionnelle, va disparaître à l'occasion d'un épisode tragique de l'histoire locale.
Nostradamus 25 ans auparavant écrit "Ol toc de la campano, Mendé malo sepmano", (quand la cloche sonnera, Mende mauvaise semaine aura).

Victime des guerres de religion, elle sonne pour la dernière fois à l'élévation de la messe de minuit 1579 et selon certains textes :
"ses puissantes vibrations empêchèrent les habitants d'entendre le signal d'alarme des sentinelles qui veillaient sur les remparts de la ville."

Elle est détruite peu de temps après par le capitaine huguenot Mathieu Merle. Le notaire Destrictis, témoin oculaire, raconte cet épisode : "Comme on ne pouvait parvenir à rompre la Non Pareille, on fit faire un grand feu, au-dessous et aux environs, et on la fit échauffer de telle sorte qu'après on la rompit aisément".

Le métal ainsi récupéré sert pour faire des couleuvrines et deux gros canons. Seul reste le battant en fer (il manque de disparaître en 1793, les membres du comité révolutionnaire veulent le vendre mais personne ne se porte acquéreur).

La cathédrale ne retrouve de sonnerie qu'après les guerres de religion, avec le début des travaux de reconstruction. Symbole de réconciliation, en 1598, l'année de l'édit de Nantes, Henri IV offre à la cathédrale de Mende le timbre de l'horloge aux dimensions plus modestes. Situé en haut du grand clocher, il sonne depuis lors les heures et les demi-heures.

Ainsi disparue, il y a fort longtemps Marie Thérèse, la Non Pareille, pourtant elle résonne encore dans la mémoire des gens d'ici...

De nos jours les Records campanaires :
 
La cloche la plus lourde du monde est le maître bourdon "Tsar Kokol III ", fondue en 1735, elle pèse près de 202 tonnes, mesure 6 m 10 de hauteur, autant de diamètre et 60 cm d'épaisseur. Cloche orthodoxe conçue pour être fixe, elle est exposée au Kremlin à Moscou. Sa fêlure la rend inutilisable.

La plus grosse cloche de volée au monde fut créée pour le passage au troisième millénaire et expédiée de France vers les Etats Unis, elle pèse 33 tonnes.

En France, la plus grosse cloche en service est la " Savoyarde " (18.8 tonnes, 3.06 m de diamètre, offerte par 4 diocèses de Savoie à la fin du XIXe, elle trône dans le clocher du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris. Si elle n'avait été détruite, la "Non Pareille" aurait aujourd'hui encore sa place parmi ces cloches d'exception.
http://www.ot-mende.fr/Site_oit/Tourisme/non_pareille.htm

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Re: Les cloches à MICHAUX

Message par Vos Origines le Sam 24 Aoû 2013, 19:47

@dixpeny a écrit:Maintenant Carmella, peux-tu me dire si tu ecris tous ces textes ou bien tu as une encyclopedie dont tu
piges les pages deja inscrites.
Moi, ca me depasse vraiment. Dis moi, est-ce-que tu ecris sur ton clavier vraiment toutes ces choses?
Ta bibiotheque doit etre enorme hein!!
Marcel

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